22.12.2005
Petite musique des adieux - Jennifer Johnston
Poche 248 pages
Résumé :
Lorsqu'ils se croisent par hasard sur les hauteurs de Dublin, Clara et Lar sont deux êtres meurtris, éprouvés par l'existence. Pour le reste, tout les sépare : la politique, la religion, leurs tempéraments respectifs. Instinctivement, chacun se méfie du miroir que le malheur de l'autre lui tend. Pourtant, la rencontre aura lieu, pleine de tensions, d'incompréhension, mais aussi d'espoir. Une de ces rencontres qui, insensiblement, modifient le cours de nos destinées... Dans un style limpide, Jennifer Johnston, considérée comme l'un des plus grands écrivains irlandais contemporains, nous offre avec Petite Musique des adieux une magnifique composition à deux voix.
Mon avis :
Voilà un livre comme je les aime. Littéralement embarquée par l’histoire, c’est le genre de livre que l’on ne lâche pas avant la dernière phrase. Jennifer Johnston a le don de nous conter de belles histoires tristes, mais jamais larmoyantes, bien ficelées et le tout dans un langage simple et plein d’humour. L’histoire de ces deux personnes qui se rencontrent par le plus pur des hasards et qui vont partager quelques jours de leur vie, m’a beaucoup touchée. Leur histoire ne se ressemble pas mais tous deux souffrent. Leur souffrance commune va les aider à s'en sortir pour envisager un avenir plus souriant. La vie ne les a pas épargnés et ils vont durant ces quelques jours de cohabitation, faite de confidences et d’écoute, essayer de se dépasser pour continuer à vivre tout simplement.Gros coup de cœur !

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09.12.2005
Une rivière verte et silencieuse - Hubert Mingarelli
Résumé :
Un petit garçon, Primo, vit seul avec son père, ouvrier au chômage. Pauvreté matérielle et dénuement psychologique marquent ce récit. Le père et l’enfant imaginent faire fortune en cultivant des rosiers. On leur coupe l’électricité. IIs vont manger dans un bistrot où une femme chante des chansons grivoises. Ils volent des cierges dans une église pour s’éclairer. C’est tout et c’est immense. Un récit d’une simplicité bouleversante sur les relations père-fils.
Mon avis :
C’est la première fois que je lis Hubert Mingarelli. Alors je fus un peu surprise au départ. Je me suis dit, mais qu’est ce que c’est que ce truc ? Et puis non. La magie opère, et tout le génie de Mingarelli apparaît à travers des mots simples mais chargés de sens. Un style particulier, dépouillé, qui va à l’essentiel et où la beauté ressort à travers la simplicité du texte. Une histoire de père-fils bouleversante. Leur complicité est émouvante sans jamais être triste. Hubert Mingarelli sait trouver les mots justes pour exprimer en peu de pages le drame du chômage et arrive à le transformer en une part de rêve et d’espoir. L’imagination de Primo est touchante. Il se fabrique son monde à lui pour se protéger quelque part du monde des adultes et de leurs problèmes. Cette histoire m’a fait penser au film, La vie est belle. L’histoire n’a rien à voir si ce n’est la complicité de ces deux pères et de leurs fils, et j’ai surtout pensé à tout l’amour qui s'en dégage.
08:05 Publié dans Littérature francophone | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : Littérature
08.12.2005
La petite fille de Monsieur Lihn - Philippe Claudel
Stock 160 pages
Résumé :
Monsieur Linh est un vieil homme. Il a quitté son village dévasté par la guerre, n’emportant avec lui qu’une petite valise contenant quelques vêtements usagés, une photo jaunie, une poignée de terre de son pays. Dans ses bras, repose un nouveau-né. Les parents de l’enfant sont morts et Monsieur Linh a décidé de partir avec Sang Diû, sa petite fille. Après un long voyage en bateau, ils débarquent dans une ville froide et grise, avec des centaines de réfugiés.Monsieur Linh a tout perdu. Il partage désormais un dortoir avec d’autres exilés qui se moquent de sa maladresse. Dans cette ville inconnue où les gens s’ignorent, il va pourtant se faire un ami, Monsieur Bark, un gros homme solitaire. Ils ne parlent pas la même langue, mais ils comprennent la musique des mots et la pudeur des gestes. Monsieur Linh est un cœur simple, brisé par les guerres et les deuils, qui ne vit plus que pour sa petite fille. Philippe Claudel accompagne ses personnages avec respect et délicatesse. Il célèbre les thèmes universels de l’amitié et de la compassion. Ce roman possède la grâce et la limpidité des grands classiques.
Mon avis :
Je ne peux pas m’empêcher de venir vous livrer mes impressions concernant ce livre.
Un véritable coup de cœur. Que c’est beau. Magnifique et pourtant si triste. Ce livre est écrit tout en poésie, en finesse, en pureté. On dirait un conte. Et comme dans les contes, ce n’est pas vraiment gai. Pourtant il y a plein d’espoir, beaucoup d’amour parmi ce désespoir, cette solitude. L’amitié de ces deux hommes est pure, belle, simple et naturelle. Je me suis attachée à Monsieur Linh et à Sang diû ainsi qu’à son ami. Mais ce livre ne s’arrête pas seulement à l’amitié entre ces deux hommes. Il va beaucoup plus loin, et nous rappelle les conséquences des guerres pour tous ces réfugiés qui souffrent de déracinement, de la langue et qui sont confrontés au deuil.
Belle leçon d’humilité. Bravo !

09:35 Publié dans Littérature francophone | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note | Tags : littérature
12.11.2005
Parfum d'âmes - Corinne Dollon

Paulo Ramand 267 pages
Résumé :
« Parfum d'âmes est un roman de vie : le récit d'êtres touchants ballottés par l'Histoire. Louise et Jeanne, les deux héroïnes, entourées de nombreux personnages hauts en couleur, vont affronter les épreuves de l'existence. Ce sont leurs peines, leurs chagrins, leurs souffrances mais surtout leur force, leurs combats, leurs victoires. Ces âmes meurtries refusent de se laisser enfermer dans leur malheur et affrontent vents et tempêtes pour trouver le chemin de la paix. Elles montrent, au fil des mots, comment réparer les maux de l'enfance et comment échapper à son destin familial pour parvenir à suivre sa propre destinée. »
Mon avis :
Chaque fois que je lis un roman sur le terroir, je suis impressionnée par l’évolution et de tout ce qui a pu se passer durant un siècle : le modernisme, l’évolution des choses et des personnes. Les années 30, où la femme essayait déjà de défendre sa propre identité en tant que telle. Je suis très admirative pour ces paysans qui ont eu la vie dure, et compatissante envers les femmes qui ont subi leur mari, patron ou la vie tout simplement dans une soumission totale car elles n’avaient pas le choix.J’ai déjà lu pas mal de livres sur le terroir, terme qui a une connotation péjorative soit dit en passant, ce qui est bien dommage ; mais celui-là est différent, car emprunt de beaucoup de psychologie, original de par son contenu et dans son déroulement.
Il parle de résilience, de répétition des schémas, des relations mère-fille si compliquées parfois. Corinne Dollon, dissèque, analyse ses personnages, fouille au plus profond d’eux, comme le ferait un psychiatre. Problème d’identité, difficulté dans la relation avec les hommes, non-dits, secret de famille, tout y est pour faire un bon roman psychologique.
C’est le destin de deux femmes, Louise la mère et Jeanne la fille, toutes deux entourées de leur famille que nous conte ici l’auteur. L’histoire se passe depuis le début du siècle dernier et sur plusieurs générations. Je suis très vite rentrée dans le livre et je me suis attachée à tous les personnages que ce soit dans leurs souffrances, dans leurs douleurs ou dans leurs joies.Il est intéressant de voir comment deux enfants abandonnés à cause de la guerre, arrivent l’un comme l’autre, à combler les vides et à se reconstituer une famille d’une façon tout à fait inattendue et différente pour chacun. Il est aussi intéressant de voir même si on le sait, comment les êtres abordent leur souffrance et ce qu’ils en font. Comment les blessures se referment, se cicatrisent et en fin de compte comment la vie reprend le dessus. On remarque une fois de plus combien les non-dits et les secrets de famille font de dégâts.
J’ai été comblée par ma lecture et je trouve que pour un premier roman, l’auteur est très prometteur. Corinne Dollon, d’ailleurs, est en train d’écrire un deuxième livre. Bravo !
A suivre de près !
Voici son site personnel : Parfum d'âmes

08:10 Publié dans Littérature du terroir | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note | Tags : Littérature
29.10.2005
La Bonne - Isabel Marie
Résumé :
Sarah, étudiante en philosophie, est prête à tout pour trouver un toit, puisque son « commerce avec les autres se limite à des ébrouements dans des lits de passage ». Devenir bonne à tout faire lui assurera, croit-elle, la quiétude dont elle rêve.
Bientôt installée chez Laura et Bernard, ses patrons, Sarah tait sa véritable identité…
Jeux d’ombres, de facettes, facéties : tout se déroule à huit clos. D’esquives en glissements, de répétitions en captations imaginaires, chacun chemine et se transforme aussi radicalement que le décor de l’appartement. Quel rôle Sarah joue-t-elle donc ?
Mon avis :
Malgré l’histoire étrange, tordue et l’ambiance plutôt malsaine qui se dégagent de ce roman, j’ai beaucoup aimé. J’ai été embarquée par les fantasmes et la perversité de Sarah, grande manipulatrice, qui veut arriver à ses fins par tous les moyens. Elle fait cela très bien et retourne la situation à son avantage sans problème. C’est vraiment génial de voir la façon dont elle s’y prend. Elle arrive à se rendre indispensable, à mettre le couple dans sa poche et renverser totalement les rôles de chacun. Simplement impressionnant pour la maîtrise de la manipulation et j’ai dévoré les 166 pages. Merci Cathe car c’est grâce à toi si je l’ai lu.
Bien écrit, avec des mots simples, la trame est originale, bien ficelée, et j'ai passé un excellent moment.
J’avais lu La Malle lors de sa parution (livre autobiographique) et de savoir que c’est suite à ce livre que l’auteur s’était suicidée m’avait beaucoup impressionnée. Je vais le relire d’ailleurs pour mieux m’en rappeler.
07:45 Publié dans Littérature francophone | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : Littérature
27.10.2005
Sobibor - Jean Molla
Gallimard 190 pages
Résumé :
« Je l'ai fait pour qu'on m'arrête » , répond Emma après avoir volé des biscuits dans un supermarché. Que se cache-t-il derrière ses mots, sa maigreur extrême, sa beauté douloureuse ? Quelle est l'origine de son anorexie : l'indifférence de ses parents, le silence, les mensonges savamment entretenus ? Emma veut savoir. Emma veut comprendre. La découverte d'un vieux cahier fera bientôt surgir du passé d'épouvantables secrets.
Mon avis :
Un vrai coup de coeur. Fort, bouleversant, à peine croyable, mais qui a dû exister sans aucun doute.
Si je n’avais pas vu la photo de l’auteur à la fin du livre, j’aurais pu croire que c’est une femme qui a l’a écrit, tellement la description de l’anorexie est juste et précise. Pas que je croie qu’un homme en soit incapable, mais je pense que c’est une maladie de femme et qu’il faut avoir passé par-là pour connaître la souffrance, la solitude, le repliement sur soi, l’isolement et l’exclusion que cela implique. Je suis encore sous le choc des émotions qui se dégagent de ce roman. C’est grâce à la critique de Solenn que je l’ai lu et je l’en remercie. J’ai été bouleversée par l’histoire d’Emma, de sa souffrance face à sa maladie et du secret qu’elle va découvrir qui est tellement énorme et épouvantable à porter, que je comprends sa réaction face à son ressenti.A certains moments j’en avais la nausée et j’avais envie de hurler, et comme elle le dit elle-même « C’est à hurler de rage ». L’auteur nous tient en haleine du début à la fin et on ne lâche pas le livre avant de savoir ce qu’Emma va faire de la découverte de ce secret. Les 50 dernières pages sont dures, très dures et j’en avais la gorge nouée. Jean Molla a décrit avec justesse, précision, force et puissance tout ce qui se passe dans la tête d’Emma face à l’évolution de sa maladie et face à la découverte de ce secret qui de prime abord n’ont rien à voir l’un avec l’autre et qui pourtant vont de pair.
Merci et bravo Jean Molla.
Biographie de l’auteur :

Jean Molla est né en 1958 au Maroc. Il a fait des études à Tours et à Poitiers et puis, un peu au hasard, des études de tourisme. Il a été successivement apiculteur, professeur de guitare classique et guide dans un musée pour finalement devenir professeur de lettres. Après avoir enseigné dans de nombreux établissements de la Vienne et du Nord de la France, il exerce aujourd’hui dans un collège de ZEP, à Poitiers.
Ce n’est qu’en l’an 2000 que Jean Molla a commencé d’écrire, juste avant la naissance de son troisième garçon.
Bibliographie :
Coupable idéal (Rageot)
La fille aux semelles de Plomb (Grasset Jeunesse)
Le duel des sorciers (Rageot)
Copie conforme (Grasset Jeunesse)
Djamila (Grasset Jeunesse)
Le chevalier aux trois visages (Rageot)
L’attrape-mondes (Grasset Jeunesse)

00:00 Publié dans Littérature francophone | Lien permanent | Commentaires (16) | Envoyer cette note | Tags : Littérature
23.10.2005
Parle-moi - Pascale Roze
Livre de Poche 125 pages Résumé :
Frida et Perla sont sœurs. L’une est enseignante et célibataire, l’autre est mère de famille, mariée, sans profession et n’a qu’une seule passion : sa maison de campagne et son jardin, qu’elle entretient avec un soin maniaque. Un soir, Perla en larmes appelle Frida : son mari, brutalement ruiné, veut vendre la maison et elle n’y survivra pas, prétend-elle. Frida, aussitôt, prend sa voiture pour voler au secours de cette sœur aînée dont on comprend bientôt qu’elle ne l’aime pas, mais qu’elles sont liées toutes deux par un noir secret qui va peu à peu se découvrir au cours de la soirée et de la nuit d’orage qu’elles vont passer ensemble, dans cette maison de campagne où elles sont seules face à leur passé, à leurs secrets, à leur vie et à leur avenir immédiat.
Mon avis :
Une découverte qui sera mon coup de cœur du mois. En effet je ne connaissais pas Pascale Roze jusqu’à ce petit livre. Bravo à elle. C’est beau, c’est fort. Wouah !
Quelle belle réussite ! Captivée et envoûtée du début à la fin par l’écriture de Pascale Roze, ce livre est une pure merveille !
Sa plume m’a tout de suite conquise, et je me suis laissée embarquer par l’histoire de ces deux sœurs sans hésiter. Tous les sentiments y sont et en l’espace d’un week-end et surtout d’une nuit, elles nous les font revivre à travers leurs souvenirs d’enfance. Amour, haine, agacement, manipulation, non-dits, jalousie, égoïsme, tout y est. Elles crachent leur venin sur leur passé et profitent de l’occasion pour régler leurs comptes. J’ai été bouleversée plus d’une fois par leurs propos, et cela peut rappeler ce qui se passe dans certaines familles lorsque la fratrie ne s’entend pas à merveille.
A découvrir !
Biographie de l’auteur :
Ecrivaine française, Pascale Roze est née en 1961 en Indochine. Elle passe son enfance d'un port à l'autre pour suivre son père, officier de marine. Elle abandonne ses études de lettres quand elle découvre le théâtre et fonde à Paris, avec des amis, La Compagnie de l'Elan. Elle travaille comme comédienne, écrit pour le théâtre («Tolstoï la nuit») et publie le recueil de nouvelles «Histoires dérangées». Elle anime des ateliers d'écriture en milieu scolaire et avec des adultes dans des foyers d'hébergement.
Bibliographie :
Histoires dérangées en 1994
Le Chasseur Zéro en 1996 , elle a obtenu le Prix Goncourt
Ferraille en 1999
Lettre d’été en 2000
Parle-moi en 2003
Un homme sans larmes en 2005

08:50 Publié dans Littérature francophone | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : Littérature
19.10.2005
L'île des femmes de ménage - Milena Moser
Résumé :
Depuis le début Irma déteste Mme Schwarz, la brillante avocate chez qui elle est femme de ménage, et toute sa famille de philistins. Or voici qu'elle soupçonne puis découvre l'horrible secret des Schwarz : la grand-mère, Nelly, enfermée depuis trois ans à la cave... Prenant Nelly sous sa protection, Irma va mener à bien la plus implacable des vengeances. Après quoi les deux femmes pourront s'envoler vers "L'île des femmes de ménage"...
Mon avis :
Voilà un livre qui fait du bien et qui change des livres dont les sujets sont plus graves. Très divertissant, léger sans être à l’eau de rose, ce livre est bien écrit. L’histoire est touchante et la complicité d’Irma et de Nelly, qui est pleine de tendresse, ne peut que nous émouvoir et nous faire sourire. Pourtant le sujet au départ n’est pas particulièrement drôle. C’est un drame que chacun de nous a pu lire au moins une fois dans sa vie sous la rubrique faits divers. Cependant à partir de cette histoire d’enfermement de la grand-mère dans la cave, Milena Moser a su en faire un roman captivant, plein d’humour et de fantaisie. Tout se tient et est bien ficelé. Rien de trop ou de pas assez. Juste ce qu’il faut pour passer un excellent moment de détente.
Je vais sûrement lire d’autres livres de cet auteur.
Biographie de l’auteur :
Milena Moser est née à Zurich en 1963 d'un père allemand écrivain, et d'une mère suisse. Elle commence très jeune à écrire mais vit d'abord de ses activités de libraire. Désespérant de trouver un éditeur, elle fonde une maison d'édition, Krösus Verlag, pour publier ses livres. C'est là que paraît Die Putzfraueninsel, qui devient un best-seller ; c'est aussi le premier titre qui sera traduit en français (L'Île des femmes de ménage).
Ses livres ont été traduits en de nombreuses langues : espagnol, français, italien, néerlandais, polonais, slovène, tchèque.
Bibliographie :
L’île des femmes de ménage en (1994) 1996
A quoi rêvent les blondes en (1995) 2000
Cœur d’artichaut en (2002) 2004
C’est pas le pied en 2004
17:05 Publié dans Littérature suisse | Lien permanent | Commentaires (21) | Envoyer cette note | Tags : Littérature
15.10.2005
Agnès - Peter Stamm
Christian Bourgeois 179 pages 
Résumé :![]()
Dans la salle de lecture surchauffée de la bibliothèque municipale ils échangèrent leurs premiers regards. Puis autour d'un café, leurs premiers mots. Il est suisse et fait des recherches sur les wagons de luxe américains. Elle est américaine, étudiante en physique, et rédige sa thèse de doctorat. Ils dînent ensemble, partent en excursion dans les forêts environnantes, visitent les musées et tombent en arrêt devant une toile de Seurat. Un jour Agnès lui demande d'écrire son portrait. Soir après soir, il confie leur histoire à son ordinateur. Au début c'est un jeu, puis, peu à peu, leur vie se conforme aux aléas du récit qui finalement prend le pas sur la réalité.
Mon avis :
Tout commence comme une banale histoire d’amour. Deux êtres s’aiment. Mais suite à l’annonce qu’Agnès fait à l’homme qu’elle aime, ils vont se quitter pour ensuite se rapprocher à nouveau. En effet, elle lui apprend qu’elle attend un enfant. Lui a peur, n’en veut pas, puis regrette, et revient. Entre-temps Agnès l’avait convaincu d’écrire leur histoire. Mais à force de l’écrire et surtout d’y croire, ils se mettent à la vivre. Et là tout se mélange dans leur tête et ils mêlent la fiction à la réalité, jusqu’à que l’irrémédiable arrive.J’ai trouvé l’idée originale. L’écriture est simple, facile à lire et prenante.
Biographie de l’auteur :

Ecrivain suisse, Peter Stamm est né en 1963 en (Thurgovie), travaille et vit à Zurich, Winterthur et Berlin. Après un apprentissage de commerce, il suit des études de philologie anglaise, de psychologie, d'informatique économique et de psychopathologie. Il travaille dans des cliniques psychiatriques et comme temporaire. Il passe plusieurs années à Paris, à New York et en Scandinavie. Revenu en Suisse, il travaille comme journaliste. Il a notamment publié les romans «Agnes» et «Paysages aléatoires » «D'étranges jardins» (recueil de nouvelles).
Bibliographie :
Agnès en 2000
Verglas en 2001D’étranges jardins en 2004
Paysages aléatoires en (2002) 2004

10:00 Publié dans Littérature suisse | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : Littérature
02.10.2005
Caravane - Elise Turcotte
Bibliothèque Québécoise 142 pages
Résumé :
Voici quinze histoires de Marie : quinze chapitres de son abandon, comme elle dit. Et la voici qui est encore cachée derrière une fenêtre. Elle n'a jamais fini de regarder. Même le soir, elle écarte deux lames du store vénitien et regarde à travers la vitre. C'est Marie, et c'est le monde extérieur qui a rendez-vous avec elle...
Mon avis :
Encore un auteur que je ne connaissais pas et que je vais adopter. Merci Flo.
Caravane est composé de deux parties. La première partie est consacrée à Marie enfant et ado, et la deuxième partie est consacrée à Marie adulte avec deux enfants. Ces nouvelles décrivent la vision et le rapport qu’elle a avec le monde extérieur.
Certaines de ces nouvelles m’ont beaucoup interpellée, d’autres moins. Mais, dans l’ensemble, j’ai beaucoup aimé. Elles parlent d’abandon, d’infidélité, du couple, du quotidien.
J’ai préféré la deuxième partie, hormis la première nouvelle que j’ai adorée et où j’ai franchement ri. Peut-être est-ce dû au style qui peut sembler spécial au départ. Mais on s’y habitue très vite et après nous sommes embarqués dans ce tourbillon de petites choses tout à fait anodines ou beaucoup plus importantes. Elise Turcotte les décrit avec simplicité mais toujours avec beaucoup de poésie et beaucoup de détails.
Ce qui pourrait m’énerver chez certains auteurs qui font dans le détail prend chez Elise Turcotte, une importance particulière et une connotation intéressante, ce qui fait tout le charme de son écriture.
01:35 Publié dans Nouvelles | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Littérature









