24.11.2006
Dix mille - Andrea Kerbaker
Editions Grasset 85 pages
Résumé :
En soi, ce qui nous intéresse dans un livre, c'est son contenu, ce qu'il raconte, que ce soit un roman, un essai ou une biographie. Mais quelle est l'histoire du livre, son parcours du moment où il a été publié à son apparition en librairie ? Qu'éprouve-t-il lorsqu'on le choisit parmi d'autres, qu'on le feuillette ? Qui seront les acheteurs et quel sort lui réserveront-ils ? Où finit un livre lorsque son premier " propriétaire " s'en sépare ? Ce petit livre délicieux comble un vide : un roman qui se raconte à la première personne. Exposé depuis maintenant deux semaines, entre Steinbeck et Hemingway, il attend un acheteur potentiel... son quatrième propriétaire. Malheureusement le temps lui est compté, il a entendu le libraire dire : " Tout ce qu'on ne vend pas avant fin juillet ira au pilon. " La librairie ferme à la fin du mois ! On vit les angoisses de ce livre : " J'ai encore tant à donner " jaloux des ouvrages mieux placés, effrayé à l'idée de finir recyclé, espérant malgré tout qu'un autre lecteur viendra se perdre entre ses lignes, une
nouvelle fois.
Mon avis :
Contrairement aux critiques positives qui avaient été faites de ce livre à l’époque, et ben moi je n’ai pas du tout été touchée par ce roman.
Heureusement pour moi qu’il n’était pas plus long, car je l’aurai adonné.
Je n’ai pas réussi à me mettre à la place du livre, même si cela est raconté à la première personne. Je ne suis pas rentrée dans le livre. J’ai passé complètement à côté.
14:28 Publié dans Littérature étrangère | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
19.04.2006
Cynthia - Ozick
Editions Points 93 pages
Résumé :
Dans un camp de concentration, Rosa cache Magda, son bébé, dans les plis d'un châle. Mais une jeune fille de quatorze ans, rongée par le froid, s'empare du châle qui dissimule l'enfant. Alors survient l'innommable: un nazi découvre le bébé et le jette contre les barbelés électrifiés du camp. Trente ans plus tard, on retrouve Rosa à Miami. Sa fureur et sa mémoire sont intactes. Jusqu'au jour où un paquet arrive par la poste. C'est le châle. La sobriété de ce récit et son souffle font du souvenir de Rosa un hymne à l'amour au cœur de l'enfer. Le châle, qui a gardé " le goût d'amande et de cannelle de la salive de Magda ", est un rempart contre l'oubli, un appel adressé à chacun de nous pour que demeurent vivantes nos mémoires.
Mon avis :
Malheureusement je n'ai pas réussi à rentrer dans le livre. Le personnage de Rosa ne m'a pas émue. J'ai passé complètement à côté de son histoire et je pense en partie à cause du style qui n'a pas passé. Je n'ai pas ressenti cet hymne à l'amour décrit dans le résumé. Dommage pour moi car je pense que cela valait la peine.
08:55 Publié dans Littérature étrangère | Lien permanent | Commentaires (16) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
22.12.2005
Petite musique des adieux - Jennifer Johnston
Poche 248 pages
Résumé :
Lorsqu'ils se croisent par hasard sur les hauteurs de Dublin, Clara et Lar sont deux êtres meurtris, éprouvés par l'existence. Pour le reste, tout les sépare : la politique, la religion, leurs tempéraments respectifs. Instinctivement, chacun se méfie du miroir que le malheur de l'autre lui tend. Pourtant, la rencontre aura lieu, pleine de tensions, d'incompréhension, mais aussi d'espoir. Une de ces rencontres qui, insensiblement, modifient le cours de nos destinées... Dans un style limpide, Jennifer Johnston, considérée comme l'un des plus grands écrivains irlandais contemporains, nous offre avec Petite Musique des adieux une magnifique composition à deux voix.
Mon avis :
Voilà un livre comme je les aime. Littéralement embarquée par l’histoire, c’est le genre de livre que l’on ne lâche pas avant la dernière phrase. Jennifer Johnston a le don de nous conter de belles histoires tristes, mais jamais larmoyantes, bien ficelées et le tout dans un langage simple et plein d’humour. L’histoire de ces deux personnes qui se rencontrent par le plus pur des hasards et qui vont partager quelques jours de leur vie, m’a beaucoup touchée. Leur histoire ne se ressemble pas mais tous deux souffrent. Leur souffrance commune va les aider à s'en sortir pour envisager un avenir plus souriant. La vie ne les a pas épargnés et ils vont durant ces quelques jours de cohabitation, faite de confidences et d’écoute, essayer de se dépasser pour continuer à vivre tout simplement.Gros coup de cœur !

12:10 Publié dans Littérature étrangère | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Littérature
06.12.2005
L’empreinte de l’ange - Nancy Huston
Résumé :
Saffie, l'énigmatique et belle figure de proue du livre, Gabriel, le musicien que l'amour va précipiter en enfer, Emil, l'enfant qui est venu par la rencontre foudroyante de ces deux-là, et Andas, l'émigré souverain, luthier et militant politique, entraînent le lecteur dans une aventure où sont dépecés la mémoire, les espérances et les crimes de notre temps...
Mon avis :
Malgré les invraisemblances de ce roman, j’ai beaucoup aimé. Le style de Nancy Huston est simple, facile, prenant, pas de longueur. L’amour de Saffie et de Andas est beau. L’histoire originale. La fin est complètement imprévisible et surprenante. A lire pour le plaisir sans chercher à comprendre le pourquoi du comment. Je relirai d’autres livres de cet auteur.
08:45 Publié dans Littérature étrangère | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
10.10.2005
Vacances indiennes - William Sutcliffe
10/18 308 pages
Résumé :
Pour Dave, les vacances s'annoncent mal. Tous ses amis sont partis à l'autre bout du monde, et il se retrouve seul, à maudire cette mode des voyages initiatiques. Mais c'est sans compter sur Liz... Incapable de résister à une jolie fille, Dave finit par la suivre dans un périple en Inde, et les ennuis commencent ! Là-bas, il s'attire les foudres de son acolyte féminin, en pleine révélation bouddhiste, et la haine de tous ces pseudo-routards qui fréquentent les mêmes hôtels. Avec un humour détonnant, William Sutcliffe s'en prend à ces nouveaux consommateurs de l'aventure, et autres hippies de contrefaçon, qui traversent la vie comme les rayons d'un grand magasin.
Mon avis :
Si vous voulez passer un bon moment de détente et vous échapper de la routine quotidienne alors je vous conseille de lire ce livre.
Décapant, cynique, moqueur, plein d’humour, comique, ce livre est tout simplement bluffant. De quoi vous dégoûter d’aller en Inde, mais la caricature parfaite du routard est de taille. L’auteur l’a fait avec une telle maîtrise et drôlerie, que tout y est. Les descriptions, les maladies, les engueulades avec les autres, la chaleur étouffante, la drague, la solitude et l’isolement, font que ce voyage en Inde est un roman léger et déconcertant.
Je cite :
« La sensation de fournaise qui nous accompagnait depuis notre arrivée n’était rien comparée à la chaleur qu’il faisait dans cette boîte de métal encombrée de lits. M’accoutumant lentement à la pénombre après la vive lumière du dehors, je pouvais distinguer quelques routards à l’air déprimé allongés sur leurs paillasses. Ils semblaient tous tellement amaigris et malheureux qu’on aurait pu se croire dans une prison. Les uns lisaient ou bien dormaient, les autres étaient prostrés sur leurs couches, le regard scotché dans le vide. C’était pas trop l’éclate, apparemment. Nous avions échappé à la frénésie hallucinante des rues pour tomber sur ce spectacle de déprime aiguë. »Je vous le conseille donc vivement !!!

16:50 Publié dans Littérature étrangère | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
03.10.2005
Ceci n'est pas un roman - Jennifer Johnston
Belfond 196 pages Résumé :
« Ceci n'est pas un roman….Plus qu'un journal décousu, j'aimerais le considérer comme lui cri du cœur ; un message d'espoir lancé dans le vaste univers, un bout de papier enfermé dans une bouteille lancée à la mer, mon espoir étant que mon frère Johnny, qui se trouve quelque part dans le monde, je crois, puisse le lire et décrocher le téléphone le plais proche. "
Depuis quinze ans, Imogen refuse de croire que Johnny est mort noyé. Depuis quinze ans, Imogen pense qu'il a préféré partir pour échapper à la pesanteur asphyxiante d'une famille prisonnière de ses secrets et de ses mensonges. Aujourd'hui, Imogen est décidée à explorer le passé pour comprendre ce qui, à force de non-dits, de désirs inavouables, de violence contenue, a conduit à une tragédie... Dans un texte d'une vertigineuse intelligence, Jennifer Johnston, de ses phrases ciselées, questionne la frontière ténue qui sépare le réel de l'imaginaire, les faits de la fiction.
Roman très étrange où l’on retrouve bien l’écriture et l’ambiance des auteurs irlandais et écossais.
J’ai beaucoup aimé la façon dont le roman est construit, comme un puzzle, et où l’on fait des va-et-vient entre le passé et le présent, jusqu’au déroulement final. Roman captivant, et plus on avance dans le livre, plus on veut savoir. Imogen ne peut pas croire à la mort de son frère et tout le livre est écrit à son attention au cas où il reviendrait. Et tout comme elle, je me suis mise à croire qu’il n’était pas mort, et j’ai attendu qu’il apparaisse. Elle fouille dans le passé pour mieux comprendre sa famille qui aujourd’hui n’est plus là. Elle nous raconte son histoire à elle, depuis ce fameux jour où elle a arrêté de parler, et nous comprenons le pourquoi de cette aphonie dans la dernière partie du roman.
Cependant, pour ma part, j’ai trouvé quelques longueurs en ce qui concerne l’histoire des ancêtres d’Imogen. J’ai préféré le journal du père aux lettres de l’arrière-grand-mère.
Mais cela reste tout de même un bon moment de détente.12:40 Publié dans Littérature étrangère | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
27.09.2005
Sans gravité - Vida Vendela
L’Olivier 248 pages
Résumé :
Parce qu’il ne veut pas mourir seul, un homme désespéré braque un pistolet sur la tempe d’Ellis dans un parc new-yorkais. Sortie miraculeusement indemne de cette effroyable rencontre, la jeune étudiante n’en est pas moins profondément ébranlée. Dès lors sa vie semble lui glisser entre les doigts. Fraîchement débarquée à New York, inscrite en histoire de l’art à Columbia, elle a peu d’amis, ne s’entend guère avec sa colocataire et multiplie les relations instables.
Cette agression qui l’obsède envahit son existence, désormais comme détachée du reste du monde. Pour échapper à ses « journées pareilles aux pièces baignées d’un pâle soleil dans une maison vide », Ellis décide de partir retrouver sa famille à San Francisco. Les fêtes de Noël approchent, elle pourrait oublier tout cela. Du moins le croit-elle. Car, dans ce cadre où elle a grandi, les souvenirs n’ont cure de sa volonté d’oubli.
Dans ce roman habité par la grâce, Vendela Vida nous entraîne dans l’intimité d’une jeune femme avec un sens du détail qui rappelle Un homme qui dort de Georges Perec.
Mon avis :Très difficile de faire une critique concernant un livre qui ne nous a pas entièrement plu. J’ai eu beaucoup de peine à m’attacher au personnage principal, c'est-à-dire à Ellis. Jusqu’au bout, j’ai espéré, mais sans succès. Je n’ai pas été touchée par elle, même à la fin du livre. J’ai été déroutée par le style. Trop de détails. De savoir que le slip du gars avec qui elle couche se trouve entre le boxer et le slip, qu’il est bleu, m’importe peu ! Que les draps de la caravane sont propres et viennent d’être changés aussi ! Je pense que Vendela Vida aurait pu écrire 50 pages de moins et cela n’aurait rien enlevé à l’histoire. Pourtant l’idée du roman est excellente, mais traitée un peu trop à la légère pour un sujet aussi grave. Le livre manque de consistance. En ce qui concerne la trame, il est écrit en quatre parties bien distinctes mais aucun chapitre entre-deux.
Circonstance atténuante. C’est son premier roman. Donc je lui donnerai une seconde chance.
14:20 Publié dans Littérature étrangère | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
La puissance des vaincus - Wally Lamb

Résumé :
Cette vaste fresque romanesque racontée par un peintre qui s'occupe de son frère jumeau schizophrène réussit à tenir le lecteur en haleine jusqu'au bout grâce à un suspense bien entretenu par des coups de théâtre et un humour qui frôle le cynisme. -- Services Documentaires Multimédia
Mon avis :
Que dire d’un livre qui m’a profondément émue ! Je suis encore sous le choc des émotions. C’est un livre qui m’a tenue en haleine du début à la fin.
Le destin de Thomas et Dominik m’a particulièrement touchée. Comment vivre quand on a un frère schizophrène et que l’on se sent responsable de lui ? Voici tout le sujet de ce roman. Wally Lamb retrace avec justesse, la vie de ces jumeaux ainsi que celle de leurs ancêtres. C’est un roman très complexe, riche et profond, superbe. Il est fait de suspense, de rebondissements, de joie, de tristesse, de questionnements, et il aborde des sujets graves comme l’enfermement psychiatrique, les secrets de famille et leurs conséquences, la répétition des schémas de génération en génération, l’importance des thérapies, la pédophilie.
C’est un roman où je me suis remise en question en même temps que Dominik. Le tout est écrit avec justesse, humour, et beaucoup de détails.
Wally Lamb a dû certainement effectuer beaucoup de recherches et se documenter avec précision, pour parvenir à un tel degré de perfection. C’est un livre dont on ne ressort pas indemne et qui ne peut pas laisser indifférent.
Bravo Wally Lamb et merci.

14:20 Publié dans Littérature étrangère | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
La perle - John Steinbeck
Résumé :
Jouant de sa lame comme d'un levier, il le fit céder et le coquillage s'ouvrit. Les lèvres de chair se crispèrent puis se détendirent. Kino souleva le repli et la perle était là, la grosse perle, parfaite comme une lune. Elle accrochait la lumière, la purifiait et la renvoyait dans une incandescence argentée. Elle était aussi grosse qu'un neuf de mouette. C'était la plus grosse perle du monde.
Mon avis :
Tout le monde connaît Des souris et des hommes ou Les raisins de la colère de John Steinbeck. Mais ce petit conte vaut le détour. Après de gros pavés de 600 pages, c’est une lecture reposante. Une pure merveille, écrite avec beauté, limpidité, simplicité, pureté, et où chacun peut y trouver la morale qui lui convient ou qui lui correspond.
A découvrir.
14:19 Publié dans Littérature étrangère | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
25.08.2005
La maison des sept soeurs - Elle Eggels
Résumé :
Sept sœurs orphelines et une boulangerie dans un petit village du Limbourg hollandais, une vieille femme un peu sorcière et une petite fille, Emma. Patiente conteuse, elle explore les secrets retenus entre les corsages et enfouis dans les recoins du commerce familial. Lorsque sa grand-mère meurt en donnant naissance aux jumelles, Martha, sa mère, n'a que dix-sept ans. Son grand-père disparaît à son tour, comptant sur ses sept filles pour faire tourner la petite boutique. Il y a des revenants, des prémonitions étranges, des mariés en robe rouge sang dans cette saga aux accents fantastiques. Elle Eggels a écrit son roman au Mexique ; elle en a capté l'atmosphère vagabonde et magique.
Mon avis :
A travers la petite Emma, j’ai pu vivre l’histoire des sept sœurs, et de tout ce qui arrive durant leur vie. Elles sont un peu rattrapées par le malheur qui s’acharne sur elles et sont victimes de leur destin. Elles subissent leur vie plus qu’elles ne la vivent. Emma a des apparitions et fait d’étranges rêves qui se réalisent la plupart du temps.
J’ai aimé et en même temps cela m’a paru bizarre. Ce n’est pas du tout mon genre de lecture. Pourtant il se dégage de ce roman quelque chose qui ressort du fantastique et du magique et je voulais à tout prix savoir la fin. Je me suis retrouvée transportée dans ce milieu où tout peut arriver.
Emma nous prouve que l’on peut briser les schémas transmis de mère à fille et j’ai beaucoup aimé la fin.
Je vous cite un passage :
« Finalement, il m’a semblé que le temps était venu de vendre la maison et je me suis mise à vider les armoires. Je contemplais des photos, des peintures, des livres, des objets divers, les interrogeant sur leur signification. Je fis des petits panneaux A JETER et A GARDER, que je plaçais sur des piles qui sans cesse changeaient de hauteur. Je tirais sur le passé comme on effiloche un tapis, jusqu’à ce qu’il ne subsiste plus que le vide sous les pieds. »
22:55 Publié dans Littérature étrangère | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note










