21.03.2007

Nue Propriété de Joachim Lafosse

medium_Nue_propriété.2.jpgActeurs :

Isabelle Huppert Kris Cuppens, Jérémie Rénier, Yannick Rénier, Raphaëlle Lubansu

Résumé :

Pascale vit dans une ancienne ferme restaurée du Brabant Wallon avec ses fils jumeaux, François et Thierry, deux jeunes adultes incapables de se prendre en charge. Depuis longtemps, les rapports qu'elle entretient avec eux sont devenus trop fusionnels. Malgré un divorce de longue date, Pascale et son ex-mari continuent à s'entre-déchirer, sous les yeux de leurs enfants. L'amant de Pascale l'encourage à vendre la demeure afin d'ouvrir une maison d'hôtes dans les Hautes-Alpes, mais François et Thierry s'y opposent avec violence. La mère demande à son amant d'intervenir auprès de ses fils. La rencontre se passe très mal et l'amant prend des distances. Désespérée, la mère quitte la maison familiale. En son absence, une véritable guerre gémellaire éclate...

Mon avis :

Je vous parlais de Véronique Olmi dans l'avant dernière note avec « Bord de mer ».

Et bien tout le long du film, j’ai trouvé que cela ressemblait à l’atmosphère de ce livre.

Film extrêmement fort. Fort dans tous les sens du terme. Fort dans les silences, fort dans les mots, fort dans les gestes. Le film est lent, l’atmosphère est pesante, lourde, peu de dialogues, pas de musique.

Simplement des scènes de la vie quotidienne, qui évoluent en crescendo jusqu’à la catastrophe qui est inévitable. Cette violence latente présente tout au long du film finit par exploser mais pas dans le sens où l’on s’y attend.

Les acteurs sont tous excellents et jouent à la perfection.

Un film qui met en évidence les vraies questions sur la vie, le divorce, les responsabilités de chacun etc……………..

Film spécial mais qui est une vraie réussite pour moi !

13.03.2007

Les témoins d'André Téchiné

medium_les_témoins.jpgActeurs :

Emmanuelle Béart, Michel Blanc, Sami Bouajila, Johan Libéreau, Julie Depardieu

Résumé :

Paris, été 1984. Manu débarque à Paris, où il partage la chambre de sa soeur Julie dans un hôtel modeste. Il fera la connaissance d'Adrien et nouera une amitié chaste et joyeuse avec ce médecin quinquagénaire, qui lui fera découvrir le style de vie de son milieu.

Mon avis :

Je vais être dure, mais quand je déteste, je déteste et là, c’est le cas.

Contrairement à Lo je n’ai pas aimé. Excuse-moi Lo.

Désolée je ne peux pas me forcer à faire une bonne critique alors que le temps du film m’a paru une éternité. 1 h 52 très exactement.

Tout a commencé par le générique du début. Agressif au possible. Musique criarde, le nom des acteurs écrit en gros et en rouge, tout pour quitter la salle avant que le film commence.

Le sujet m’a paru lourd et surfait. L’homosexualité et le sida. Un sujet qui a déjà fait le tour du monde. Ca aurait pu être prenant s’il avait été traité d’une manière originale et subtile. Mais non……………………..

Tout m'a paru léger et superficiel dans ce film, le sujet comme les acteurs.

Quand ils attendent tous le résultat du test, je n'ai rien ressenti. Absolument rien. Ils n'ont pas réussi à me transmettre cette angoisse de l'attente que beaucoup de personnes ont connue un jour ou l'autre dans l'attente d'un résultat important.

Emmanuelle Béart n’est  pas convaincante dans son rôle de mère qui n‘assume pas sa maternité.

Même la fin m'a déçue. Un Michel Blanc qui arrive triomphant avec sa nouvelle conquête. J'ai trouvé cette scène complètement déplacée. La vie continue, oui, mais pas comme ça.

Enfin j’arrête car je pourrais continuer à le démolir sans remords.

Rien n’égalera le film de Cyril Collard avec Romane Bohringer "Les nuits fauves".

Lui seul était vraiment concerné par l’homosexualité et le sida et a su parler de ce sujet si délicat avec justesse et laisser une trace de lui après sa mort avec un livre et un film en s'improvisant auteur, acteur et metteur en scène.

Rien à rajouter si ce n'est que cette critique n'engage que moi et que j'ai perdu mon temps.

Voici l'avis de Lo qui a beaucoup aimé.

Surveillez le blog de Cathe qui va bientôt mettre un post sur ce film et qui a ressenti la même chose que moi mais qui contrairement à moi, va y mettre les formes :-D

Je voudrais juste rajouter que cette critique a été faite à chaud et comme c'est ce que je pensais en sortant de la salle je ne veux pas la corriger même si mes propos paraissent forts.

12.03.2007

Ecrire pour exister de Richard LaGravenese

medium_ecrire_pour_exister.jpgActeurs :

Hilary Swank, Imelda Staunton, Patrick Dempsey

Résumé :

 

A lire attentivement

 

Erin Gruwell existe vraiment, de même que les « Freedom Writers. »

Leur histoire est retracée dans  Ecrire pour exister.

A 23 ans, Erin choisit comme premier poste d’enseignante la Wilson High School de Long Beach où les élèves afro-américains, asiatiques et latinos, issus de quartiers sensibles, constituent des clans et ont tous eu affaire à la violence, à la drogue, voire à la prison. Au début, naïve et godiche, l’enseignante commence par intéresser ses élèves et à obtenir des résultats plus que concluants.

Le cinéaste Richard LaGravenese a découvert l’expérience d’Erin Gruwell et de ses élèves à travers une émission de télévision, Prime Time live. Touché par la transformation des jeunes et le dévouement de leur prof, il a lu les journaux des « Freedom Writers »  et a décidé de porter cette histoire à l’écran. Il a travaillé en étroite collaboration avec Erin Gruwell et plusieurs de ses anciens élèves qui ont autorisé l’utilisation des pages de leurs journaux.

Erin Gruwell a approuvé le scénario du film, estimant qu’il était en harmonie avec ce qu’elle avait vécu ; par ailleurs elle a vivement souhaité que Hilary Swank l’incarne à L’écran. La comédienne et Erin se sont rencontrées à plusieurs reprises.

Mon avis :

Immense coup de cœur pour ce film.

Heureusement qu’il n’y avait pas beaucoup de monde dans la salle à l’heure où j'y suis allée tellement j’ai pleuré. L’histoire de tous ces jeunes et de leur prof m’a touchée au plus profond de moi. Mais ne vous fiez pas à moi, un rien m'émeut.

Donc je n’ai pas de mots assez forts tellement ce film résonne encore dans mon cœur.

Le dévouement de cette femme pour ces jeunes est impressionnant. J’ai ressenti beaucoup d’admiration pour elle.

Elle a réussi un challenge qui au départ était voué à l’échec. Elle s’est battue au détriment de sa vie privée et a réussi à se faire entendre de tous.

Ces fameux cahiers ont non seulement existé mais ont été finalement édités. Elle a permis que des élèves de couleur, peu importe laquelle, d'origines différentes et de plus délinquants puissent faire des études et obtiennent un résultat.

Elle a réussi à faire changer beaucoup de choses dans l’enseignement en Amérique.

J’espère du fond du cœur que ce film aura le succès qu’il mérite, car tout le monde devrait savoir que cette femme admirable existe.

Hilary Swank est éblouissante, tellement convaincante et a une ressemblance incroyable d'avec la vraie Erin Gruwell.

A voir impérativement !

Jetez un œil sur le lien de la fondation Freedom Writers

 http://www.freedomwritersfoundation.org/site/c.kqIXL2PFJt...

 

Voici une photo de la vraie Erin Gruwell             

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et une autre de Hilary Swank                         

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04.03.2007

Michou d’Auber de Thomas Gilou

medium_Michou_D_Auber.jpgActeurs :

Gérard Depardieu, Nathalie Baye, Mathieu Amatric, Sami Seghir

Résumé :

Messaoud, 9 ans, est un enfant d'Aubervilliers. Parce que sa mère est malade, son père est obligé de le placer dans une famille d'accueil. Nous sommes en 1960, dans le contexte troublé des "événements" d'Algérie. Gisèle, mère "nourricière", décide de travestir l'identité de Messaoud aux yeux de la population de son village du Berry, mais aussi - et surtout - aux yeux de son mari Georges, ancien militaire. Messaoud devient alors Michel, Michou, et c'est sous cette identité, porté par l'affection de Georges et Gisèle, qu'il s'initie à une France profonde. Mais le mensonge de Gisèle, bientôt révélé, va mettre en péril cette relation naissante...

Mon avis :

Ce film est une histoire vraie. A la fin du générique les noms sont cités. La famille d’accueil a existé, cet enfant a existé, c’est son histoire et il vit toujours. C’est une superbe histoire d’amour. Beaucoup, beaucoup d’émotions ressortent de ce film et j’ai été touchée, émue aux larmes, troublée, interrogative, admirative.

Il y a deux façons d’appréhender le film. Soit on le regarde sans se poser de questions et au premier degré, en ce cas, film banal, soit on gratte un peu et l’on se met à la place des personnages et surtout dans le contexte de l’époque et là tout change. On peut observer le comportement des gens à l'égard des Algériens et là j’ai eu mal pour cet enfant innocent qui est né en France et qui a subit le racisme sans rien y comprendre.

Et j’ai eu une pensée pour mes petits enfants qui sont métis et qui vont eux aussi être confrontés un jour ou l’autre au racisme alors qu’ils sont nés en Suisse.

Deux heures d’émotions en compagnie d’un petit garçon fantastique qui joue admirablement bien. Une Nathalie Baye parfaite et un Depardieu égal à lui-même mais tellement touchant par moments, surtout à la fin du film que mes larmes coulaient toutes seules. Et surtout, beaucoup, beaucoup, beaucoup d’amour ressort de ce film. Belle leçon d’humilité lorsque l'on sait que c'est une histoire vraie.

Scénario qui aurait pu être banal au départ mais qui a été tourné très intelligemment, ce qui à l'arrivée, en fait un film réussi avec beaucoup d’émotions, d’humanité, d'amour et aussi beaucoup d’humour car il y a des moments drôles.

A voir en famille pour ne pas oublier cette fameuse tolérance envers notre prochain.

 

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01.03.2007

Je crois que je l’aime de Pierre Jolivet

medium_Je_crois_que_je_l_aime.2.jpgActeurs :

Sandrine Bonnaire, Vincent Lindon, François Berléand, Kad Merad, Hélène de Saint-Père

Résumé :

Lucas, un riche industriel de 43 ans, célibataire, sort tout juste d'un terrible chagrin d'amour. Il rencontre alors Elsa, une jolie céramiste réputée de 38 ans à qui il a commandé une fresque pour décorer le hall de son entreprise. Irrésistiblement attiré par la jeune femme, Lucas va tenter de la conquérir. Mais s'il est très habile en affaires, il n'est pas du tout sûr de lui en amour. Il va donc charger le détective privé de sa société, Roland Christin, de découvrir pour quelles raisons étranges cette jolie femme est encore célibataire, en mettant les méthodes d'investigation les plus modernes au service d'un sentiment ancestral : l'amour.

Mon avis :

J’attendais beaucoup de cette comédie car j’aime beaucoup Sandrine Bonnaire, mais mon avis va être un peu dur je vous l’accorde et je n’aime pas faire ça vous le savez, mais je dois être franche envers vous et envers moi.

Je suis un peu déçue par la légèreté du sujet et par le jeu des acteurs.

C’est une bonne comédie, sans plus, légère. Je trouve personnellement que Sandrine Bonnaire se cantonne depuis quelques films dans des rôles gentillets. Elle ne se donne pas à fond et lui non plus. Et pourtant je les aime beaucoup tous les deux mais ils ont fait beaucoup, beaucoup mieux. Même François Berléand est sans plus.

Film gentil. A voir en DVD.

 

Voici l'avis d' Anne qui diverge du mien. Eh oui, on ne peut pas toujours être d'accord.

 

Je rajouterais que cette critique n'engage que moi. Je n'étais peut-être pas très réceptive ou alors j'attendais trop de ce film. Si vous saviez comme je me sens mal lorsqu'une critique n'est pas positive.

 

Alors allez vous faire votre propre opinion, et revenez me dire ce que vous en avez pensé.

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28.02.2007

Lady Chatterley de Pascale Ferran

medium_Lady_Chatterley.jpgActeurs :

Marina Hands, Jean-Louis Coulloc’h, Hippolyte Girardot, Hélène Fillières

Résumé :

Dans le château des Chatterley, Constance coule des jours monotones, enfermée dans son mariage et son sens du devoir. Au printemps, au coeur de la forêt de Wragby, elle fait la connaissance de Parkin, le garde-chasse du domaine. Le film est leur histoire. Le récit d'une rencontre, d'un difficile apprivoisement, d'un lent éveil à la sensualité pour elle, d'un long retour à la vie pour lui. Ou comment l'amour ne fait qu'un avec l'expérience de la transformation.

Mon avis :

Quand je film est sorti dans les salles, je n’étais pas très chaude par le sujet.

Puis j’ai regardé la nuit des Césars et quand j’ai vu les Césars remporté par le film, je me suis dit que s’il était toujours à l’affiche j’y allais.

Or chose faite, je sors de la salle et je suis enchantée d’avoir vu le film. Un vrai petit bijou et je comprends pourquoi les Césars. Un grand coup de cœur.

Le scénario est superbement interprété, où metteur en scène et acteurs maîtrisent le tout.

Le rythme du film est lent, intense et long, cependant l’on ne voit pas le temps passer. C’est ce qu’il fallait pour ce long apprivoisement et cette lente découverte de l’amour entre les deux personnages ainsi que celle de leur transformation. Au début, seulement des regards, peu de dialogues, l’atmosphère est pesante, on la ressent très bien, et on assiste à cette métamorphose de leur amour à travers le corps, les gestes, les dialogues et la nature, jusqu’à l’éclosion totale de ce dernier et à leur libération et leur épanouissement.

Les acteurs tous excellents, jouent à merveille. Parfait.

Le tout est filmé avec justesse et dans les détails, beaucoup de détails. De magnifiques paysages de cette forêt, filmés à toutes les saisons, en s’arrêtant sur une goutte d’eau qui tombe des arbres, sur les fleurs, sur la nudité des corps, sur les scènes d’amour. Tout est fait en finesse, en douceur, en pudeur, en pureté et avec subtilité.

On dirait un tableau tellement c’est beau, une œuvre d’art, un pur chef-d’œuvre. Un film plein de fraîcheur, de douceur, et de délicatesse.  

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19.02.2007

La Môme d’Olivier Dahan

medium_La_Mome.jpgActeurs :

Jean-Paul Rouve, Gérard Depardieu, Marion Cottillard, Jean-Pierre Martins, Clotilde Courau, Emmanuelle Seigner, Sylvie Testud, Pascal Greggory

Résumé :

De son enfance à la gloire, de ses victoires à ses blessures, de Belleville à New York, l'exceptionnel parcours d'Edith Piaf. A travers un destin plus incroyable qu'un roman, découvrez l'âme d'une artiste et le coeur d'une femme. Intime, intense, fragile et indestructible, dévouée à son art jusqu'au sacrifice, voici la plus immortelle des chanteuses...

 Mon avis :

J’avais treize ans quand Edith Piaf est décédée et je m’en rappelle comme si c’était hier. Je possédais tous ses 33 tours. Elle faisait partie de mes chanteuses préférées. J’écoutais aussi beaucoup Charles Dumont d‘ailleurs. Je ne l’ai jamais vue sur scène contrairement à Jacques Brel.

Je n’ai rien lu, ni écouté sur ce film pour éviter d’avoir un avis. Je voulais aller le voir en étant le plus neutre possible.

Je savais une seule chose, que Marion Cotillard a subi chaque jour de tournage, qui a duré 4 mois, entre 3 et 5 heures de maquillage.

Mais là je ressors de la salle et je suis scotchée, époustouflée, bluffée, je n’ai pas de mots assez forts pour exprimer mon ressenti par rapport à la prestation de Marion Cottillard. Elle est parfaite. Que dire de plus. Rien. Il faut voir, regarder, écouter les répliques, les chansons, emmagasiner le plus possible d’images afin d’en avoir plein les yeux et de pouvoir garder dans sa tête certaines scènes inoubliables de ce film.

Je trouve qu’avec les années Catherine Allégret est la copie conforme de sa mère.

Je n’avais pas reconnu non plus Emmanuelle Seigner dont certaines personnes se souviendront du film « Lunes de fiel  » sorti en 1992 de Roman Polanski.

Enfin vous aurez compris que cela va au-delà du film, c’est dire que cela me rappelle toute ma jeunesse et automatiquement cela fait remonter à la surface beaucoup de souvenirs et d'émotions.

Je sais que les critiques sont mauvaises, mais je vous encourage vivement à y aller afin de vous faire votre propre opinion.

Voici la critique de Philippe
Je voudrai rajouter les critiques d'Anne de Majanissa et d'Anjelica qui sont nettement moins enthousiastes que celles de Philippe ou moi. Je voudrai simplement rajouter que j'ai lu le livre que sa soeur Simone avait écrit après sa mort et Piaf était tout ce qui est dans le film. Et encore je trouve que Dahan a été gentil. Alors si vous ne voulez pas casser le mythe de la chanteuse n'allez pas voir le film.
Car Piaf était une grande chanteuse mais loin d'être une grande dame.  
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12.02.2007

Molière de Laurent Tirard

medium_Moliere.jpgActeurs :

Romain Duris, Fabrice Luchini, Laura Morante, Edouard Baer, Ludivine Sagnier

Résumé :


En 1644, Molière a 22 ans. Son Illustre Théâtre, fondé avec les Béjart un an plus tôt, est en banqueroute. Poursuivi par ses créanciers, Molière est jeté en prison, relâché, puis de nouveau enfermé. Libéré, il disparaît. C'est en tout cas ce que les historiens s'accordent à dire, qui ne retrouvent plus sa trace avant plusieurs mois, quelque part en province, où Molière et sa troupe débutent une tournée de treize ans qui leur fera parcourir la France, avant leur retour triomphal à Paris. Que s'est-il passé pendant la disparition de Molière ? Ce film se propose de répondre à cette question, en plongeant le jeune auteur au coeur d'une aventure qui va lui ouvrir les yeux et l'esprit, à la fois sur sa vie d'homme et sur son travail d'artiste.

Mon avis :

Quelque peu réticente à l’entrée du cinéma, sans savoir pourquoi, d’ailleurs, j’en ressors enchantée.

Je dois dire qu’il y a longtemps que je n’ai pas ri comme ça au cinéma. J’ai passé plus qu’un bon moment.

J’ai pris le film comme une fiction, une bonne comédie, excellente même, et je l'ai pris au premier degré sans du tout faire le rapprochement à aucun moment avec Molière en tant que grand comédien et dramaturge, ni non plus comme une autobiographie de Jean-Baptiste Poquelin.

Certaines scènes comme celle notamment où Tartuffe demande à Luchini de faire le cheval, je riais tellement que j’en pleurais, ainsi que quelques autres scènes hyper comiques.

Luchini est excellent comme d’habitude, pourtant ce n’est pas mon acteur préféré mais là il se donne. Romain Duris excelle aussi et la sublime Laura Morante avec son petit accent est toujours aussi merveilleuse. Actrice que j’adore au passage. Bravo à Laurent Tirard pour le choix de ces acteurs.

Les décors, les costumes, les acteurs, tout est merveilleux. On y retrouve certaines répliques des pièces de Molière et cela m’a ramenée quelques années en arrière, au temps où l'on devait étudier Molière à l'école et que cela me barbait. 

Vous ne serez pas déçu, et ne croyez pas aller voir un film sérieux. Non loin de là.

Voici les avis d'Anne et de Cathe

 

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10.02.2007

Odette Toulemonde d’Eric-Emmanuel Schmitt

medium_Odette_Toulemonde.jpgActeurs :

Alain Doutey, Nina Drecq, Catherine Frot, Albert Dupontel, Jacques Weber, Nicolas Piovanni

Résumé :

Odette Toulemonde n'a objectivement rien pour être heureuse mais l'est. Balthazar Balsan a tout pour être heureux mais ne l'est pas. Odette, la quarantaine maladroite, entre un fils coiffeur savoureux, une fille engluée dans sa puberté, travaille le jour au rayon cosmétiques d'un grand magasin et coud le soir des plumes sur des costumes de revues parisiennes. Elle rêve de remercier Balthazar Balsan, son auteur préféré, à qui - pense-t-elle- elle doit son optimisme. L'écrivain parisien, riche et séducteur, va débarquer dans sa vie de façon inattendue. Récit de la rencontre comique et fantasque de deux naufragés atypiques que tout sépare... 

 

Mon avis :

Eric-Emmanuel Schmitt a troqué sa veste d’écrivain contre celle de réalisateur pour mettre en film une de ses nouvelles, et d’une histoire farfelue et qui frôle le ridicule, il a réussi à réaliser un conte de fée à la Mary Poppins et ceci grâce à Catherinette Frot qui porte le film sur ses épaules. Il n’y a qu’elle qui pouvait jouer ce rôle, on dirait que ce dernier est fait sur mesure. Je la trouve au sommet de son talent. Elle resplendit et je suppose qu’elle a dû prendre un plaisir fou à tourner cette comédie. 


Ce film est simple mais pas simplet, positif, optimiste, charmant, touchant, drôle, très drôle par moments mais émouvant et il m’a laissé perler une larme de temps à autre au coin de l‘œil.

J’ai passé un excellent moment de détente, ce qui ne fait pas de mal de temps en temps. 

 

Albert Dupontel n’est pas mal non plus, d’ailleurs.     
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A voir par tous ceux qui adorent Catherine Frot.


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08.02.2007

Talons Aiguilles de Pedro Almodovar (1991)

medium_Talons_Aiguilles.jpgActeurs :

Victoria Abril, Marisa Paredes, Miguel Bosé, Anna Lizaran, Mayrata O'Wisiedo

Résumé :

Becky Del Paramo, chanteuse célèbre, retrouve sa fille Rebeca après 15 ans d'absence. Cette dernière, présentatrice à la télévision, s'accuse en direct du meurtre de son mari. Un juge étrange arbitre ces mortelles retrouvailles.

Mon avis :

Avec ce film, je continue de découvrir le monde d’Almodovar. Je dois dire que je commence à y prendre goût même si cela est plus que spécial. Il faut suivre. C’est plutôt tordu et macabre, mais j’aime. Tout ce rouge qui représente la passion et le sang et  tout ce côté théâtral sont déroutants.

Mais grâce à mon ami j’ai eu les précisions nécessaires avant de visionner le film sinon peut-être que j'aurais abandonné.

 

Victoria Abril est fantastique, et l’autre actrice aussi d’ailleurs. Le travesti, rien à redire, sublime dans son rôle. Les chansons de Luz Casal dont j’ai le CD sont fantastiques. Tout le CD est excellent au passage. 



Je ne sais pas avec quel film de lui je vais continuer. A suivre.

 

 

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