30.11.2006

Black Book de Paul Verhoeven

medium_Black_Book.2.jpgActeurs :

Sebastian Koch, Carice Van Houten, Thom Hoffman, Halina Reijn, Waldemar Kobus

Résumé :

La Haye, sous l'occupation allemande. Lorsque sa cachette est détruite par une bombe, la belle chanteuse Rachel Stein tente, avec un groupe de Juifs, de gagner la Hollande Méridionale, déjà libérée. Mais une patrouille allemande les intercepte dans le delta du Biesboch. Tous les réfugiés sont abattus ; seule Rachel échappe au massacre. Elle rejoint alors la Résistance et, sous le nom d'Ellis de Vries, parvient à infiltrer le Service de Renseignements allemand et à se lier avec l'officier Mûntze. Séduit, celui-ci lui offre un emploi...

Pour la partie historique

Je cite :

« Black Book est un film qui sonne le retour de Verhoeven dans son pays natal, la Hollande, et aussi la concrétisation d'un projet qu'il porte en lui depuis 20 ans: « Je suis content d'avoir pu réaliser ce projet sur lequel Gérard Soeteman et moi travaillons depuis vingt ans. »

Le vrai carnet noir

« Un carnet noir (black book) a bel et bien existé: il renfermait les noms des traîtres et des collaborateurs qui aidaient les Allemands à tuer ou capturer des Résistants pendant la Deuxième Guerre Mondiale. Le scénariste Gérard Soeteman a beaucoup lu à son sujet: "Ce fameux "petit livre noir" était tenu par Mr de Boer, un avocat de la Haye qui fut abattu dans la Goudenregenstraat juste après la guerre. On n'a jamais retrouvé ses assassins. Durant l'Occupation, de Boer s'était efforcé d'aboutir à un accord entre le commandement allemand à la Haye et la Résistance, afin de limiter les effusions de sang. Chaque fois que les Résistants liquidaient des gens, les Allemands prenaient des otages dans la rue et les fusillaient sur-le-champ." raconte Paul Verhoeven. »

Rachel, une figure de l'Histoire

« Le personnage de Rachel a été construit selon plusieurs témoignages recueillis par les deux scénaristes. Le parcours de Rachel représente donc plusieurs souffrances qui sont arrivées sous l'Occupation. »

Un traitement moins héroïque

« Pour Black Book, Paul Verhoeven a tenu à apporter un ton moins héroïque que dans un de ses précédents films, Le Choix du destin, sorti en 1977. Le réalisateur souligne l'approche plus nuancé de ce nouveau film sur la guerre: « J'y vois une approche moins héroïque, plus authentique de cette période. Je voulais en montrer les ambiguïtés et les demi-teintes, en évitant tout manichéïsme. Black Book est réaliste et provocant. Personne n'avait encore montré comment nous traitions nos prisonniers en 1945. »

Ceci étant dit voici mon avis :

D’abord je dois bien l’avouer je ne connais pas ce réalisateur hollandais.

Alors je suis allée voir ce film car c’était un film qui traitait de la guerre de 39-45, période qui m’intéresse énormément car j’ai une grande admiration pour les résistants qui ont pris des risques immenses, pour leur vie et leur pays, et j’ai beaucoup de compassion et de respect pour tous ces juifs que l’on a sacrifiés au nom de je ne sais quoi….Pour rien en définitif………

Alors, j’ai adoré, adoré, adoré, ce fut un immense coup de cœur, gros, gros, gros.

Je n’ai pas de mots tellement je suis abasourdie.

Pas en tant que film de guerre, non, mais c’est un tout.

Le metteur en scène a su faire de ce film un mélange de guerre, de thriller et d’histoire d’amour. Pour moi c’est un vrai chef-d’œuvre car il su marier les trois genres, ce qui n’est pas évident, et qui n’est pas du tout courant, du moins c'est ce que je pense.

Carice Van Houten est d’une beauté éblouissante, je trouve, et crève l’écran.

Pas larmoyant mais en revanche il y a des scènes dures psychologiquement.

Enfin, le film dure 2h30 et je n’ai pas vu le temps passer.

Grand film, prenant, haletant, suspense assuré, et dont on ne devine à aucun moment le déroulement de la fin.

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25.11.2006

Ne le dis à personne de Guillaume Canet

medium_Ne_le_dis_a_personne.2.jpgActeurs :

Marie-Josée Croze, François Cluzet, André Dussollier, Kristin Scott Thomas, Nathalie Baye , François Berléand, Nathalie Baye, Florence Thomassin, Guillaume Canet, Jean Rochefort et j’en oublie....

Résumé :

Sa femme Margot a été sauvagement assassinée par un serial killer. Totalement détruit, Alex ressasse jour après jour le souvenir bouleversant de son amour perdu. Huit ans ont passé. Alex reçoit un e-mail anonyme. Il clique : une image... le visage d'une femme au milieu d'une foule, filmé en temps réel. Celui de Margot...

Mon avis :

Quelle ne fut pas ma surprise avec ce film. Je fus émerveillée.

Suspense assuré du début à la fin et j’étais tellement prise par le film que j’en avais les mains moites par moments. Film poignant, touchant, haletant, où la boucherie et la violence gratuites sont inexistantes, ce qui est agréable. Je n’ai pas lu le livre car je ne suis pas friande des thrillers. Mais en film, je le qualifierais de bon thriller français, alors merci à Guillaume Canet. Le scénario est une réussite totale, bien ficelé, filmé d’une façon sublime car les paysages sont magnifiques, l’ambiance est particulière, les acteurs sont tous au top et un Cluzet particulièrement performant. De plus la musique est excellente et rythme le film d‘une justesse extraordinaire.

J’ai particulièrement adoré la fin qui m’a beaucoup touchée.

Alors si parmi vous il y en a qui hésitent encore, courez-y vite avant qu’il ne soit plus à l’affiche !

Voir aussi les critiques de Lo et de Philippe

24.11.2006

Dix mille - Andrea Kerbaker

medium_Dix_mille.jpgEditions Grasset 85 pages

Résumé :

En soi, ce qui nous intéresse dans un livre, c'est son contenu, ce qu'il raconte, que ce soit un roman, un essai ou une biographie. Mais quelle est l'histoire du livre, son parcours du moment où il a été publié à son apparition en librairie ? Qu'éprouve-t-il lorsqu'on le choisit parmi d'autres, qu'on le feuillette ? Qui seront les acheteurs et quel sort lui réserveront-ils ? Où finit un livre lorsque son premier " propriétaire " s'en sépare ? Ce petit livre délicieux comble un vide : un roman qui se raconte à la première personne. Exposé depuis maintenant deux semaines, entre Steinbeck et Hemingway, il attend un acheteur potentiel... son quatrième propriétaire. Malheureusement le temps lui est compté, il a entendu le libraire dire : " Tout ce qu'on ne vend pas avant fin juillet ira au pilon. " La librairie ferme à la fin du mois ! On vit les angoisses de ce livre : " J'ai encore tant à donner " jaloux des ouvrages mieux placés, effrayé à l'idée de finir recyclé, espérant malgré tout qu'un autre lecteur viendra se perdre entre ses lignes, une
nouvelle fois.

Mon avis :

Contrairement aux critiques positives qui avaient été faites de ce livre à l’époque, et ben moi je n’ai pas du tout été touchée par ce roman.

Heureusement pour moi qu’il n’était pas plus long, car je l’aurai adonné.

Je n’ai pas réussi à me mettre à la place du livre, même si cela est raconté à la première personne. Je ne suis pas rentrée dans le livre. J’ai passé complètement à côté.

23.11.2006

Coeurs d'Alain Resnais

medium_Coeurs.2.jpgActeurs :

Isabelle Carré, André Dussollier, Laura Morente, Lambert Wilson, Sabine Azéma, Claude Rich, Pierre Arditi

Résumé :

Thierry, agent immobilier, se donne beaucoup de mal pour trouver un appartement à Nicole et Dan, un couple de clients difficiles. A l'agence, Charlotte, sa collaboratrice, lui prête la cassette d'une émission qu'elle adore, un programme de variétés religieuses dont la vision troublera fortement Thierry. La soeur cadette de Thierry, Gaëlle, recherche secrètement l'amour, allant même jusqu'à recourir aux petites annonces. Dan, militaire de carrière expulsé de l'armée, passe ses journées dans le bar d'un hôtel où il confie ses mésaventures à Lionel, le barman. Pour assurer son service du soir, Lionel fait appel à une assistante à domicile bénévole pour s'occuper de son père, Arthur, un vieil homme malade et colérique. C'est Charlotte qui se présente. Et ainsi, le mouvement d'un personnage peut bouleverser le destin d'un autre sans pour autant le connaître voire même le rencontrer.

Mon avis :

Je pense que soit on aime soit on aime pas. Il n’y a pas d’entre-deux.

C’est, je dois le dire, spécial, mais malgré tout je n’ai pas vu le temps passer.

Donc, c’est l’histoire de six personnages, qui souffrent tous de solitude, qui ont des fantasmes, non assouvis et qui les assouvissent comme ils peuvent. Ils sont tous en quête de quelque chose, d’un idéal, d’un désir.

Tout est blanc, glacial, froid, il neige du début à la fin, à chaque changement de décor et de personnages. Ils se cherchent, se ratent, passent à côté des uns et des autres, se croisent mais sans jamais vraiment se rencontrer.

Que de nostalgie et de regrets ressortent de ce film ! Ce qui m’a le plus frappé, c’est toute cette solitude des uns et des autres et c’est comme dans une tourbillon, ils sont pris dedans et ne peuvent pas s’en sortir.

Je ne connais pas la pièce mais je peux imaginer aisément qu’Alain Resnais a su l’adapter à merveille et avec justesse.

Tout est filmé merveilleusement bien, pas trop de dialogues, ce qui va parfaitement avec toute la solitude et le désarroi qui ressortent du film.

Les répliques s’enchaînent malgré tout avec enthousiasme et humour avec une Sabine Azéma et un Arditi au mieux de leur forme. Wilson et Dusollier nous feraient pleurer tellement ils sont touchants dans leur rôle de paumés.

Heureusement qu’il y a le sourire d’Isabelle Carré pour éblouir l’écran et mettre un peu d’optimisme, dans ce film assez noir je dois le dire, et où la vérité concernant la solitude des gens, est d’une réalité ahurissante.

Mais c’est tellement bien filmé et tellement bien joué que l’on aurait tort de s’en priver.

On ne peut pas pleurer, on est comme dans le film, glacé, figé, pris dans la froideur de toute cette neige, ce qui nous évite de déprimer.

Je suis ressortie toute bizarre, interrogative mais enchantée d’avoir vu le film.

A voir absolument pour les inconditionnels de Resnais !

 

19.11.2006

Une vie à t’attendre de Thierry Klifa

medium_Une_vie_a_t_attendre.3.jpgActeurs :

Nathalie Baye, Patrick Bruel, Géraldine Pailhas, Anouk Grinberg, Danielle Darrieux

Résumé :

Alexandre tient un restaurant à Paris avec son frère Julien et Camille, sa meilleure amie. Alors qu’il s’apprête à faire sa vie avec Claire, il retrouve par hasard Jeanne, son premier amour…..

Mon avis :

Que dire de ce film. La fin m’a tellement frustrée que j’en suis encore toute retournée. Je n’aime pas les fins de films que l’on peut interpréter de différentes façons.

Histoire dramatique. A chaque situation, je me trouvais dans la peau de la personne, ce qui fait que je suis mal, car à moi toute seule j‘ai joué tous les personnages.

C’est un film qui date de 2004, mais que je n’ai pas vu à sa sortie.

Très belle histoire, même si elle est dramatique. Le film est parfaitement interprété, avec des acteurs excellents et que j’aime. Bref en trois mots, bien filmé, bien joué, beau scénario.

J’étais mal pour Bruel, tiraillé entre l’amour de ces deux femmes, mal pour ces deux femmes qui l’aimaient, mal pour ce frère qui ne trouvait pas sa place.

Mal, parce que trop sensible, mais ravie de l’avoir vu et je ne peux que le conseiller à ceux qui comme moi l’auraient raté à sa sortie.

12.11.2006

On ne s'endort jamais seul

medium_On_ne_s_endort_jamais_seul.jpgEditions Folio 173 pages

Résumé :

Que la partie de pétanque soit finie ou pas, à cinq heures pile Antoine est devant la grille de l'école. Marie, sept ans, lui saute dans les bras. Pour ce facteur, veuf depuis peu, c'est le plus beau moment de la journée. Jusqu'à ce 10 mai où Antoine arrive avec un quart d'heure de retard à l'école. Dans l'intervalle Marie a disparu, kidnappée.

On ne s endort jamais seul s'ouvre comme un précipice, creusé dans la détresse d'un père. Sans répit, le vertige broie chaque espoir, chaque indice. Malgré les efforts de Camille Ferréol, la maîtresse d'école, de Jacky Costello, le caïd, de Martine, dite Tania la Pute Bleue, nul ne parvient à enrayer l'engrenage. La rage au cœur, Antoine quadrille Marseille. Sa traque, guidée par la tendresse, puise alors sa puissance dans la violence couleur vengeance.

Un suspense implacable, noué dans l'émotion même.

Mon avis :

Merci Françoise Vielzeuf-Balez de m’avoir conseillé de lire René Frégni.

C’est avec des mots simples que René Frégni nous fait pénétrer au cœur de l’histoire dès les premières pages. Un vrai suspense, à tel point qu’on ne peut lâcher le livre qu’après avoir lu la dernière phrase.

Les invraisemblances ne m’ont pas dérangées et je l’ai lu comme je lirais un policier.

Les personnages sont attachants, touchants et pleins d’émotions ressortent de ce roman.

Je vais relire très vite d’autres livres de cet auteur……

HOTEL BRISTOL NEW YORK, N.Y.

medium_HOTEL_BRISTOL.jpgEditions Leméac / Actes Sud 91 pages

Résumé :

L'alter ego de l'écrivain, professeur de littérature, "venu se réfugier" dans un hôtel de New York, écrit une longue lettre à son psychanalyste qui est aussi son ami. Le héros vient de s'apercevoir qu'il ressemble à son frère détesté. Un récit mince, malgré les redites, bâclé et ennuyeux.

Mon avis :

Il faut que je vous dise que j’avais soigneusement choisi mes lectures avant de partir en vacances pour ne pas être déçue.

Et bien sans le savoir, en un semaine, je viens de faire mon top 5 2006.

Là aussi c’est du pur nectar.

Plus je lis Michel Tremblay, plus je l’aime.

J’aime tout. Ses histoires, son style plein d’humour légèrement ironique, son autodérision, quand il écrit en joual québécois, tout est un vrai régal. On en redemande à chaque fois.

Grand spécialiste des métaphores, en voici une qui m’a fait beaucoup sourire.

Je cite :

« Mathieu, qui t’a croisé rue de Rennes il y a quelques mois, m’a confié que notre grand psychanalyste commençait à faire de la brioche. Sérieusement. Que ses joues, déjà généreuses, avaient presque gagné le col de la chemise et, passe cette fin de phrase si tu veux, tremblaient comme de la gelée de pommes…… »

Donc si parmi vous qui me lisez, il y en a qui ne connaissent pas encore Michel Tremblay, alors découvrez-le et vous ne serez jamais déçu avec lui.

Voir mes autres critiques le concernant.

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CELUI D'EN FACE - Gabrielle Ciam

medium_CELUI_D_EN_FACE.jpgEditions Arléa 123 pages

Résumé :

J'en ai fini avec le sexe. Je sais bien que dite comme ça cette phrase a l'air dune provocation. Pourtant, je n'en trouve pas d'autre pour traduire cet extraordinaire sentiment de soulagement qui m envahit chaque soir lorsque je me glisse dans la fraîcheur impeccable des draps, prête pour une nuit de repos... Dès les premières lignes, Gabrielle Ciam annonce la couleur : une femme a décidé de se délivrer du sexe et, peut-être le croit-elle, de la relation amoureuse. Elle fait partie de ceux pour qui le renoncement à la chair est un choix de vie, une solitude voulue et assumée, dans une succession de jours et de nuits lisses, loin de toutes complications affectives. Mais c'est sans compter celui d'en face... Après Le Train de 5 H 50, Gabrielle Ciam renoue avec le genre dans lequel elle excelle - l'érotisme.

Mon avis :

J’ai adoré, adoré, adoré.

Voici le 3ème roman que je lis de Gabrielle Ciam et je me rappelle fortement « Le train de 5 H 50 » où j’aurai bien aimé être à la place de l’héroïne (sourire).

Je la retrouve avec toujours autant de plaisir, son écriture étant très particulière. On ne peut pas oublier Gabrielle Ciam. Prendre le lecteur à témoin comme elle le fait si bien, que l’on y participe indirectement malgré nous. Cela en devient une vraie délectation et cela s’appelle le talent.

J’étais tellement prise par l’histoire que je fus toute surprise à la fin, quand je me suis rendue compte que le texte n’était pas directement adressé au lecteur.

Le top des tops.

C’est ce que j’appelle de l’érotisme fin, subtil, beau, discret, suggestif, tout en finesse.

Si je devais le transposer en film, je dirais que c’est du David Hamilton.

 

Je vous cite un passage :

« Vous ne dites rien ? Vous êtes choqué ? C’est vrai qu’avec vous les mots me viennent comme avec moi.

Dites-moi, préférez-vous qu’on arrête ? Voulez-vous qu’on revienne à des choses plus générales ?

Mais je serais déçue si vous ne pouviez ne pouviez me suivre sur ce terrain-là. »

C’était juste pour que vous compreniez le ton du livre.

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J'abandonne - Philippe Claudel

medium_j_abandonne.2.jpgEditions Folio 112 pages

Résumé :

" D'un signe, mon collègue me fait comprendre qu'il est encore trop tôt, qu'il vaut mieux attendre encore si nous voulons avoir une chance. Les hyènes que nous sommes ne sont jamais pressées. Elles tournent des heures autour de leur proie en attendant qu'elle faiblisse et se couche. C'est pourquoi nous ne présentons notre demande que lorsque le client est allé au bout, tout au bout de son chemin. C'est quand il est bien tendre, comme dit mon collègue, qu'il faut bondir et le dépecer. Et nous bondissons. Mais aujourd'hui, je ne veux plus bondir. "

Mon avis :

Je dois dire qu’en principe je suis très sensible à la couverture d’un livre et que bien souvent celle-ci détermine avec le résumé mon achat.

Si cela n’avait pas été Philippe Claudel l’auteur, je ne l’aurais jamais acheté tellement je trouve la couverture moche. Mais elle reflète bien l’ambiance macabre du livre.

Le livre refermé, j’en ai des nausées. Tout au long du roman, je me suis dit, mais jusqu’où Philippe Claudel va-t-il aller eh bien la réponse est, jusqu’au bout.

Comment peut-on balancer autant de haine, de violence, de souffrance, de réalisme, de désespoir en si peu de pages. Décrire l’insoutenable.

Et bien Philippe Claudel y est arrivé et bravo à lui.

Il l’a fait tout en douceur, en pudeur, avec beaucoup d’humour. Les mots sont soigneusement choisis, triés sur le volet, forts, très très forts.

Le style est clair, limpide, dépouillé.

J’ai beaucoup aimé le paradoxe de cette histoire touchante, profonde, d’avec les anecdotes très risibles concernant les stars.

Quant à la description de la baby-sitter, pour rien au monde je lui aurais confié mon enfant.

Ceci dit, plutôt qu’un livre sur les dons d’organes, ce fut pour moi l’histoire d’une prise de conscience.

Heureusement que l’auteur le fait avec beaucoup d’humour, c’est ce qui nous empêche de sombrer dans le désespoir face aux hyènes et à la dure réalité de la vie qui est la mort.

Encore une coup de cœur qui s’ajoutera à mon top 5 2006

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L’attrape-secrets - Françoise Vielzeuf-Balez

medium_L_attrape-secrets.jpgEditions Paulo-Ramand 120 pages

Résumé :

Rien ne prédestinait Marie, petite fille insouciante, choyée par ses parents et ses frères jumeaux, à basculer soudain dans l’enfer de la haine, de la violence et de la barbarie à l’état pur. Marquée à tout jamais, elle parviendra cependant à force de courage et d’abnégation à se construire une vie qui fera d’elle un personnage fragile, attachant, mais toujours hanté par des souvenirs qui ne la laisseront jamais tranquille.

 Mon avis :

Françoise Vielzeuf-Balez, je ne vous remercierai jamais assez de m’avoir si gentiment choisie pour lire votre premier roman afin d’en faire une critique.

C’est une immense joie pour moi.

Je n’aurais pour rien au monde voulu passer à côté de Marie.

Et je referme le livre, mes larmes coulent toutes seules. Mais ce ne sont pas des larmes de tristesse, bien que l’histoire ne soit pas gaie, mais ce sont des larmes d’amour.

Ce que je retiens avant tout, c’est cette immense histoire d’amour entre Marie et René. Deux enfants complètement livrés à eux-mêmes au milieu d’un camp de concentration. Vous allez me dire, encore…..

Oui encore, mais ce livre est différent de par son contenu.

En effet l’histoire est particulière et originale.

Beaucoup, beaucoup d’amour en ressort et hormis toutes les horreurs qui se sont passées dans les camps et qu’il ne faut pas oublier, il y a la vie de Marie. Ce parcours extraordinaire.

Le roman retrace cette vie.

Mais qui est Marie. Une enfant puis une femme qui, à elle toute seule, est un immense puits d’amour, de tendresse, de fidélité.

Belle leçon d’humilité.

Pour un premier roman je dois vous dire bravo Françoise.

Non seulement l’histoire est hors du commun, mais l’écriture est fluide, sobre, claire, précise et le livre se lit d’une traite. On ne peut pas s’arrêter au milieu de l’histoire de Marie, tellement elle est prenante, haletante, triste, gaie, belle, magnifique à la fois.

Pour moi ce sera mon coup de cœur de l’année. C’est un livre que je n‘oublierai pas et que je vais garder précieusement près de moi afin de le relire.

A quand le 2ème ? Très vite j’espère…..

Écrivain à suivre de près.

Je ne peux que vous encourager à vous le procurer le plus vite possible auprès de l’auteur dont voici le site ci-dessous.

 

Chez Françoise Vielzeuf-Balez

 

Le délai d’amazon étant d’une longueur inadmissible. A cause d’eux, j’ai perdu plusieurs mois à découvrir Marie……Dommage.

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