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25.10.2006
Le Parfum : Histoire d'un meurtrier de Tom Tykwer
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Acteurs :
Dustin Hoffman, Ben Whishaw, Alan Rickman, Rachel Hurd-Wood, Birgit Minichmayr
Résumé :
Jean-Baptiste Grenouille naît en 1744. Enfant solitaire, malade, il devient un jeune homme à part grâce à un don unique : son odorat. Grenouille n'a pas d'autre passion que celle des odeurs, et chaque seconde de sa vie est guidée par ce sens surdéveloppé. Survivant misérablement, il parvient à se faire embaucher comme apprenti chez les maîtres parfumeurs de la capitale. Il découvre alors les techniques et les secrets de la fabrication des parfums. Son don lui permet de composer quelques chefs-d'oeuvre olfactifs, mais son but ultime devient rapidement la mise au point de la fragrance idéale, celle qui lui permettrait de séduire instantanément tous ceux qui croiseraient son sillage. Dans sa recherche d'ingrédients, Grenouille est irrésistiblement attiré par le parfum naturel des jeunes filles. Il va aller jusqu'à en tuer beaucoup pour leur voler leur odeur...
Mon avis :
Je ne me rappelais plus du livre car je l’ai lu il y a longtemps. Mais là je reste scotchée par le film. Ca vaut le coup rien que pour le jeu de l’acteur principal. Un vrai coup de cœur. Je suis ressortie envoûtée, fascinée et ivre par les odeurs dégagée par ce film. Ce dernier est superbement bien filmé. Les gros plans sont superbes. Les paysages sont magnifiques ainsi que les décors et les costumes qui reproduisent le Paris glauque des années 1800.
L’acteur principal, c’est à dire Jean-Baptiste Grenouille est tellement extraordinaire, excellent qu’on arrive presque à sentir les odeurs, tout y est. Enfin je me suis surprise plusieurs fois à renifler pour sentir. On sent, on respire le film. Tout cela sans dialogues. Alors je dis chapeau, car je sais ce que c’est que de faire passer une émotion pour exprimer un des cinq sens ou une émotion uniquement par les gestes et les tripes, car je prends des cours de théâtre et c’est loin d’être évident de faire passer cela au public.
Rien que pour lui, le film vaut la peine d’être vu. Un bravo à cet acteur.En plus c’est Jacques Perrin qui double et commente le film en français. Et j’ai pour lui une immense admiration en tant qu’acteur et aussi en tant que metteur en scène et réalisateur. Tout le monde connaît ses films et on ne peut que l’aimer.
Je n’ai pas vu les 2h25 passer. On est pris par l’histoire, on a les yeux rivés à l’écran et on est tenu en haleine du début à la fin. Suspense garanti.
En plus la musique est superbe, ce qui ne gâche rien.
Un tout petit bémol pour la scène finale qui m’a fait sourire par son ridicule mais vu la longueur et l’excellence du film je pardonne.En un mot, si vous ne l’avez pas encore vu, courrez-y.
Voici la critique d' Anne-Sophie
22:15 Publié dans Films | Lien permanent | Commentaires (20) | Envoyer cette note
18.10.2006
L’homme de sa vie de Zabou Breitman
Acteurs :
Léa Drucker, Charles Berling, Bernard Campan
Résumé :
Comme chaque été, Frédéric et sa femme Frédérique (aussi) vont passer les vacances dans leur grande maison perdue au milieu de la Drôme, avec une bonne partie de leur famille. Un soir, ils invitent à dîner Hugo, leur nouveau voisin, qui affiche avec amusement son homosexualité. Hugo et Frédéric, restés seuls à discuter de l'amour jusqu'à l'aube, vont nouer une relation qui va jeter le trouble dans leur coeur et dans leur entourage...
Mon avis :
J’attendais avec impatience la sortie de ce film. En effet 2ème long métrage pour la réalisatrice Zabou Breitman et dont tout le monde se souvient du premier « Se souvenir des belles choses » qui avait remporté 3 césars.
Zabou Breitman m’étonne de plus en plus. Elle possède un talent indéniable. Rien que l’affiche donne envie d’aller voir le film. De la pure poésie. Un style particulier dans sa façon de filmer. Rien n’est laissé au hasard, tout est précis, calculé, beau. Les paysages sont féeriques, les dialogues superbes, la musique est fantastique, le jeu des acteurs excellent, ils sont sublimes et leur talent ne fait plus l’ombre d’un doute.
L’histoire est fort complexe et très ambiguë. Sujet très poussé, avec un questionnement approfondi sur l’amour, le couple, la famille, le désir, la sexualité, et toute une remise en question sur un mode de fonctionnement bien établi. Beaucoup de sensibilité, d’émotions et de pudeur.
Je suis cependant ressortie du film avec plein d’interrogations, mais pas de réponses. Heureusement, je suis tombée sur un reportage avec une interview de Zabou Breitman, et victoire, elle répond précisément aux questions que je me posais.
Il y a aussi une scène, qui je trouve, n’apporte rien au film et est superflue. Quelques longueurs aussi.
Mais cela reste un très beau film qui invite le spectateur à la réflexion et qui ne laissera personne insensible.
23:35 Publié dans Films | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
13.10.2006
Falaises - Olivier Adam
Ediitions de l’Olivier 207 pages
Résumé :
Etretat. Sur le balcon d'une chambre d'hôtel, un homme veille. Au bout de son regard: les falaises éclairées d'où s'est jetée sa mère, vingt ans plus tôt. Le temps d'une nuit, le narrateur déroule le film de sa vie, cherche dans sa mémoire rétive les traces de cette mère disparue. Il fouille son enfance, revient sur sa jeunesse perdue, sur son père brutal, son frère en fuite, ses années à Paris. Ce qu'il puise dans ses souvenirs: un flot d'images, de sensations, de lieux, d'apparitions. Et cette question: comment suis-je encore en vie, qui m'a sauvé ? Dans ce roman qui semble faire table rase du passé pour mieux le ranimer, Olivier Adam convoque tous les thèmes et les personnages qui lui sont chers. Ainsi rassemblés, ils donnent à Falaises un souffle et une ampleur romanesques rares.
Mon avis :Avec une année de retard voici la critique de ce magnifique livre.
Je dois dire que je donnerais cher pour avoir la joie de connaître Olivier Adam et de pouvoir parler avec lui. En plus, de penser qu’il est plus jeune que ma fille me fait encore plus bizarre.
C’est le troisième roman que je lis d’Olivier Adam et je dois me rendre à l’évidence que plus j’en lis, plus je suis troublée par son style et de ce qui se dégage de ses romans et je suis envoûtée par ses livres. Où est la part autobiographique de la part de fiction. Ce n’est pas l’important mais je ne peux m’empêcher de penser que le génie c’est ça.
Toujours à fleur de peau, écorché vif, s’autodétruisant.
Mais là, il y a un plus que dans les autres romans, et j’ai l’impression que c’est sa vie et j’en avais la chair de poule plus j’avançais dans ma lecture. J’ai été émue jusqu’aux larmes dans les dernières pages.
C’est la traversée du désert à lui tout seul. J’avais mal pour lui.
En trente deux ans il a vécu ce que d’autres ne vivront jamais en une vie entière.
L’alcool, la drogue, la solitude, la tristesse sont des sujets qu’il aborde volontiers mais jamais aussi profondément que dans ce livre.
Je cite :
« J’ai trente et un an et rester en vie a longtemps été pour moi une activité à plein temps, un programme, un horizon. Garder une semblant d’équilibre. Ne pas tomber en miettes ni fondre en larmes. Ne pas m’enfoncer, me laisser entraîner par ceux qui sont loin désormais, à qui j’étais lié et dont le poids me leste.J’ai trente et un an et peu importe. Je sais le poids des morts. Et je sais le mauvais sort. Je sais la perte et le saccage, le goût du sang, les années perdues et celles qui coulent sous les doigts. Je connais la profondeur des sables, j’en ai éprouvé la résistance, la matière meuble, équivoque. Je sais que rien n’est fiable, que tout se défait, se fissure et se brise, que tout fane et que meurt. La vie abîme les vivants et personne, jamais, ne recolle les morceau, nu ne les ramasse. »
Merci Olivier Adam de nous avoir fait partager ce superbe livre et qui sait peut-être nous avoir livré votre vie. Le doute pour moi restera à jamais.
16:10 Publié dans Littérature francophone | Lien permanent | Commentaires (10) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
05.10.2006
La serveuse était nouvelle - Dominique Fabre
Editions Fayard 147 pages
Résumé :
C'est un garçon de café. Il travaille à Asnières, près du tunnel de la gare. Il voit les voyageurs, toujours pressés, longer le café, parfois ils entrent. "Je ne regarde pas trop dehors, parce que tout ce qui m'importe dans la vie finit toujours par s'installer en face de moi à mon comptoir". Certains clients, Pierre les aime bien. Le jeune homme vêtu de noir qui ne boit que de la bière en lisant Primo Levi, la femme " perdue dans sa beauté " qu'il ne verra qu'une fois, le type qui se met à poil pour aller se jeter dans la Seine quand il a pris une cuite. Et puis il y a la serveuse, Sabrina, une fille courageuse, toujours pimpante pour ses deux gamins qu'elle élève seule. Il aurait pu l'aimer, peut-être, mais il y a si longtemps qu'il n'a pas emmené une femme dans son studio, et la dernière il l'a quittée, va savoir pourquoi... Sauf que son comptoir, bientôt, n'accueillera plus les gens du quartier. Les patrons ne vont pas fort en ce moment. Alors, pour le garçon de café, se profile peu à peu la vraie solitude: plus personne à qui prêter l'oreille. Et toutes ces histoires qui vibraient autour de lui, toutes ces vies qui palpitaient se font silence.
Mon avis :
D’abord j’ai été un peu surprise par le style et l’histoire, et puis tout d’un coup la magie opère. Il y a une histoire, un personnage central qui a des émotions, qui observe, qui côtoie des personnes, qui a sa propre vie et surtout qui vit en tant que personne grâce à son métier. Sans son métier il n’est rien. La fin est bouleversante, cela m’a beaucoup touchée. Tout est écrit avec des mots simples, un style épuré mais complet. Tout est dit en quelques pages et pourtant que d’émotions. Bravo Dominique Fabre.A lire !
20:13 Publié dans Littérature francophone | Lien permanent | Commentaires (15) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
04.10.2006
Indigènes de Rachid Bouchared
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Acteurs :
Sami Bouajïla, Sami Naceri, Jamel Debbouze, Bernard Blancan, Roschdy Zem
Résumé :
1943. Ils n’avaient encore jamais foulé le sol français, mais parce que c’est la guerre, Saïd, Abdelkader, Messaoud et Yassir vont s’engager comme 130’000 autres ‘’Indigènes’’ dans l’armée française pour libérer ‘’la mère patrie’’ de l’ennemi nazi. Ces héros que l’Histoire a oubliés vaincront en Italie, en Provence, et dans les Vosges, avant de se retrouver seuls à défendre un village alsacien contre un bataillon allemand.
Mon avis :Quand je suis ressortie du cinéma, je n’avais qu’un mot REVOLTE
et j’aurais été incapable de faire une critique du film.
J’ai dû laisser reposer mon esprit et prendre un peu de recul.
Film très réussi tant par l’interprétation des acteurs que pour la partie historique de cette guerre qui a fait beaucoup de dégâts comme toutes les guerres malheureusement.
Très bien filmé, les acteurs sont excellents, et bravo au réalisateur d’avoir osé faire un film sur toutes ces horreurs que nous ne savions pas ou que nous savions mais que nous voulions oublier car n‘étant pas très fiers par rapport à cette période de l‘Histoire.
Bien que je ne sois pas française, j’ai honte quelque part que l’on ait abusé de la naïveté de toutes ces personnes françaises, malgré tout, et qui partaient pour défendre leur pays et à qui l’on a pas laissé le choix et que l‘on a exploitées.
Je pense aussi qu’il ne faut pas oublier ceux de l'Afrique noire et des autres pays qui se trouvaient aussi en première ligne.
J’espère de tout cœur que ce film va ouvrir les yeux à la jeune génération, afin que personne n’oublie et que l’on devienne un peu plus tolérant envers nos confrères, même s’ils n’ont pas la même culture que nous.
Lire ci-dessous le commentaire de Rotko qui, je trouve complète bien la critique de ce film. Merci rotko
http://grain-de-sel.cultureforum.net/viewtopic.forum?t=1210
23:50 Publié dans Films | Lien permanent | Commentaires (15) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note







