02.11.2006
Sweet Home - Arnaud Cathrine
Résumé :
Trois étés où se joue le destin d'une famille. Et la même plage, au bord de la Manche. Dans ce " doux foyer ", Susan, La mère, veut mettre fin à ses jours. À son chevet : un mari abîmé par plusieurs années de désamour et son frère cadet, Remo, son double fantomatique. Mais surtout trois enfants - Lily, Vincent et Martin - qui vont tour à tour prendre la parole, tentant de démêler leur vérité parmi les silences pesants dont ils ont hérité. Le cinquième roman d'Arnaud Cathrine est une saga intimiste, un tombeau lumineux pour une mère défunte, un exercice de deuil et d'émancipation. Le drame en sourdine qui anime cette fiction à trois voix permet à l'auteur de donner, en pleine maturité, toute la mesure de son écriture sensible et acérée.
Mon avis :
Mon livre précédent étant « Falaises » d’Olivier Adam, je ne peux de ce fait que trouver une similitude entre les deux écrivains. Si on aime l’un on ne peux qu’aimer l’autre.
Et en plus les deux drames des deux romans se passent depuis le haut d’une falaise.
Ce livre est donc fait en trois parties. Chacun des enfants prenant la parole à tour de rôle à trois époques différentes.
D’abord Lily, été 1983, Vincent, été 1990 et pour finir Martin, été 2003.
En ce qui me concerne, c’est Martin qui m’a le plus touchée et bouleversée par sa souffrance, par le manque de cette mère, par le manque de souvenirs, par tous ces non-dits qui n’en sont pas, puisqu’il sait parfaitement tout.
C’est le thème du roman. Comment faire sans cette mère qui est présente, malgré tout, à chaque instant.
Comment vivre ou plutôt survivre après la mort d’un être cher dont on ne se rappelle rien ou si peu.
Et surtout comment s’en sortir. Et c’est cet après que nous allons découvrir tout au long du livre. Triste constat de ce drame.
L’épilogue de Vincent m’a noué l’estomac, j’avais mal pour eux et surtout pour Martin auquel je me suis beaucoup attachée tout au long du livre et à chaque étape de sa vie.L’écriture est fluide, ce roman se lit facilement, ce n’est pas drôle mais pas déprimant non plus. C’est la vie tout simplement, avec les deuils à faire de ceux qui s‘en vont trop tôt.
17:27 Publié dans Littérature francophone | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note







Commentaires
J'en ai entendu parlé recemment. La personne qui me l'a conseillé a fait également le raprochement avec O. ADAMS mais trouve A. CATHERINE moins désespéré tout de même.
Ecrit par : sylire | 02.11.2006
Tout à fait ça et je te le conseille vivement;):) si tu aimes ce genre
Ecrit par : amandine | 02.11.2006
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