« Parfum d'âmes - Corinne Dollon | Page d'accueil | Mentir vrai - Gisèle Fournier »
05.12.2005
Les lauriers du lac de Constance suivi de L'été du sureau - Marie Chaix
Poche 248 pages
Résumé :
En 1936, Jacques Doriot avait appelé les fils de France à rejoindre le PPF, futur parti fasciste français. Albert B. répond parmi les premiers et, durant la guerre, suit la politique de collaboration. A tel point qu'un jour, il revêt même l'uniforme allemand. Marie, sa fille, née en 1942, évoque les faits qui ont conduit Albert à cela.
Mon avis :
C’est un témoignage bouleversant sur la Collaboration. Très intéressant d’avoir le son de cloche de la part de la fille d’un Collaborateur. D’habitude, on peut lire des témoignages des victimes. On peut se rendre compte qu’en fait la famille d’un Collaborateur est aussi victime que les victimes elles-mêmes. Et je suis très choquée de voir que ce sont les enfants qui ont trinqué dans l’histoire, surtout Marie, l’auteur du livre. La femme, sa mère, elle, ne semble pas vraiment avoir souffert de la situation. Elle accepte. Bon, les enfants ont été plus ou moins préservés des autres mais tout de même je la trouve très égoïste. A partir du journal que son père a tenu en prison Marie Chaix nous livre ce récit poignant, choquant et révoltant.
Seuil 175 pages
Résumé :
Lorsque sa fille quitte son mari, Marie Chaix ressent une douleur inattendue. Cette rupture la ramène à l'écriture, lui rappelle d'autres épisodes douloureux de sa vie. Parce que c'est bien de sa propre histoire qu'il s'agit. Avec une sincérité sans concession, Marie Chaix fait le bilan de sa vie de femme et d'écrivain. Le passé de trois générations resurgit dans une mémoire où l'émotion demeure toujours à vif.
Mon avis :
Les deux livres se complètent et l'on peut trouver dans le 2ème des précisions qu'il manquait dans le premier. Marie Chaix a vécu une vie douloureuse et à 60 ans, elle est encore meurtrie par ce qu'elle a vécu. Touchant et révoltant à la fois, même si les parents ont voulu l'épargner.
Ce qui m'a surtout frappée comme dans le premier livre, je le répète, c'est l'attitude de la mère par rapport à tout ce qui s'est passé. Elle ne se révolte jamais, accepte tout au détriment du bonheur de ses enfants. J’ai mieux ressenti la souffrance de Marie Chaix dans ce deuxième livre et elle aura pour ainsi dire passé sa vie a essayer de chasser les fantômes du passé. Mais est-ce qu’on les chasse vraiment ? Il faut plutôt apprendre à vivre avec ! Pas facile et c’est un travail de toute une vie.
09:35 Publié dans Littérature francophone | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note


Commentaires
Cela m'intéresse...
Ecrit par : clarabel | 09.12.2005
Je suis sûre que cela te plairait ;)
Ecrit par : amandine | 09.12.2005
Ecrire un commentaire