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27.09.2005
Sans gravité - Vida Vendela
L’Olivier 248 pages
Résumé :
Parce qu’il ne veut pas mourir seul, un homme désespéré braque un pistolet sur la tempe d’Ellis dans un parc new-yorkais. Sortie miraculeusement indemne de cette effroyable rencontre, la jeune étudiante n’en est pas moins profondément ébranlée. Dès lors sa vie semble lui glisser entre les doigts. Fraîchement débarquée à New York, inscrite en histoire de l’art à Columbia, elle a peu d’amis, ne s’entend guère avec sa colocataire et multiplie les relations instables.
Cette agression qui l’obsède envahit son existence, désormais comme détachée du reste du monde. Pour échapper à ses « journées pareilles aux pièces baignées d’un pâle soleil dans une maison vide », Ellis décide de partir retrouver sa famille à San Francisco. Les fêtes de Noël approchent, elle pourrait oublier tout cela. Du moins le croit-elle. Car, dans ce cadre où elle a grandi, les souvenirs n’ont cure de sa volonté d’oubli.
Dans ce roman habité par la grâce, Vendela Vida nous entraîne dans l’intimité d’une jeune femme avec un sens du détail qui rappelle Un homme qui dort de Georges Perec.
Mon avis :Très difficile de faire une critique concernant un livre qui ne nous a pas entièrement plu. J’ai eu beaucoup de peine à m’attacher au personnage principal, c'est-à-dire à Ellis. Jusqu’au bout, j’ai espéré, mais sans succès. Je n’ai pas été touchée par elle, même à la fin du livre. J’ai été déroutée par le style. Trop de détails. De savoir que le slip du gars avec qui elle couche se trouve entre le boxer et le slip, qu’il est bleu, m’importe peu ! Que les draps de la caravane sont propres et viennent d’être changés aussi ! Je pense que Vendela Vida aurait pu écrire 50 pages de moins et cela n’aurait rien enlevé à l’histoire. Pourtant l’idée du roman est excellente, mais traitée un peu trop à la légère pour un sujet aussi grave. Le livre manque de consistance. En ce qui concerne la trame, il est écrit en quatre parties bien distinctes mais aucun chapitre entre-deux.
Circonstance atténuante. C’est son premier roman. Donc je lui donnerai une seconde chance.
14:20 Publié dans Littérature étrangère | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note

Commentaires
J’ai bien apprécié la plume de Vendela mais je trouve qu’elle s’éparpille trop. Avec certains détails mineurs en moins, son récit aurait été plus direct, donc plus parlant. Le sujet de l’agression est un peu oublié, pas assez centré sur la trame. Aimé quand même sans plus. A revoir.
Ecrit par : Toscan | 08.10.2005
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